À la
faveur des terres fertiles, dont disposent les paysans, la saveur des céréales,
tubercules et produits maraîchers est à nul autre pareille. Car ces produits agricoles
sont bien conservés. Le mode de culture de ces produits, la qualité et la
nature des sols s’y prêtent aussi.
Tous ces facteurs sont complétés par la crue
qui survient en général pendant et après la saison des pluies. Dans tous les
cas de figure, si elle se fait abondante ou très abondante, elle provoque des
inondations de parcelles.
C’est ce qui est présentement le cas dans le Cercle de Goundam, où les
paysans ne savent plus où donner de la tête. La crue exceptionnelle de cette
année a envahi les champs de cultures en les inondant sous des lames
importantes d’eau et ne laissant aux paysans que leurs yeux pour verser des
larmes.
Ces sinistrés sont d’autant plus inquièts qu’ils sont confrontés à la
rigueur de la crise multidimensionnelle qui touche notre pays de façon générale
et les régions du Nord en particulier ne sont guère épargnées par ses effets
néfastes.
Ainsi, ce sont des dizaines d’hectares de périmètres rizicoles et des
champs de blé et d’anis (légume aromatique pour assaisonner les repas) qui sont
engloutis par les eaux dans la Commune rurale de Douékiré dans le Cercle de
Goundam depuis quelques semaines déjà.
Le maire de la Commune rurale de
Douékiré, Younoussou Maïga, qui s’est rendu sur les lieux des sinistres, évalue
à plus de 65% les surfaces cultivables englouties par une forte inondation des
eaux du fleuve Niger.
Cette inondation est survenue au plus mauvais moment, car
les exploitants de périmètres rizicoles étaient en pleine phase de récoltes.
Selon certains témoignages, plusieurs exploitants sont en train de déployer un
surcroît d’efforts pour récolter ne serait-ce qu’un minimum de paddy.
Mais le
constat reste amer. Car, les villages de Douégoussou, Tiéssou Korey, Tiéssou
Bibi, Goussou-Thirey, Katoi, Goumel ont perdu plus de 75% de leurs récoltes.
Et les effets n’ont pas tardé à se faire sentir dans toute sa rigueur.
Le prix du bol appelé “sawal” qui est l’instrument de mesure d’une capacité de
trois kilos et demi qui ne coûtait que 300 Fcfa en ces périodes de récoltes est
passé à 500 voire 600 Fcfa, selon les localités et le degré de dégâts causés
par la calamité. Loin de s’apitoyer sur leur sort, les exploitants sans perdre
le temps ont entrepris de démarrer les cultures de contre saison.
Mais, ils
sont confrontés à d’énormes difficultés suite à la submersion des terres
cultivables. En certains lieux, des producteurs utilisent des motos pompes pour
vider l’eau de leurs parcelles. D’autres préparent de nouvelles parcelles pour
la culture du blé et de l’anis. Ces spéculations s’avèrent être très lucratives
pour les paysans de ces contrées.
Le maire Younoussou Maïga lance un cri de cœur à l’endroit des
autorités régionales et nationales en vue de porter assistance aux populations
sinistrées de la commune.
Il faut rappeler que le Cercle de Goundam est
actuellement l’une des zones les plus importantes en terme de production de
riz, de blé et d’anis. L’anis est une espèce de plantes herbacées de la famlle
des Apiacées. Elle est cultivée pour ses feuilles et ses graines aromatiques.
L’anis facilite l’évacuation des déchets accumulés par l’organisme.
De plus,
grâce à ses vertus apaisantes, il permet de lutter contre la fatigue et de
soigner de nombreuses maladies comme les nausées, l’indigestion, les spasmes,
la coqueluche, la pharyngite, l’asthme, la bronchite et les congestions
pulmonaires.
Il régule également les troubles de la tension artérielle et les
pulsations cardiaques. Il réduit les dérèglements hormonaux et les bouffées de
chaleur liés à la ménopause. Nul doute que c’est à cause de ses multiples
vertus, que ce légume est très prisé et est beaucoup sollicité par les
consommateurs avisés.
Almahadi Abdoulaye TOURÉ
Amap-Goundam
Rédaction Lessor
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