Les officiels visitent un stand
Le 1er Forum des ministères en charge de l'Action humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) se tient, depuis hier au Centre international des conférences (CICB), sous le thème : «Politiques humanitaires et mécanismes de financement de l'action humanitaire dans l'espace AES: Enjeux, défis et perspectives».. Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, représentant le Premier ministre, a lancé, les travaux, en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, Colonel Assa Badiallo Touré, et de ses homologues du Niger, Pr Sidikou Djermakoye Ramatou Seyni et du Burkina Faso, le Commandant Passowendé Pélagie Kabré Kaboré.
La ministre mauritanienne de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia Mint N’Tahah, celle chargée de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme du Togo, Mme Kossiwa Zinsou-Klasso et le directeur général des affaires humanitaires du Tchad, Barkai Hamit Barkai, ont également pris part à la cérémonie d’ouverture.
Il s’agira, au cours de ces 3 jours de travaux, de faire l’état des lieux de la situation humanitaire dans l’espace AES, de partager les bonnes pratiques avec la contribution des pays invités. L’objectif est également d’améliorer la coordination entre les acteurs étatiques, humanitaires et communautaires dans le respect des principes humanitaires et de la souveraineté de États de la Confédération AES.
La rencontre permettra certainement d’explorer les pistes de financement innovant auprès notamment de la diaspora, des partenaires privés et de nos communautés. Selon le rapport matrice de suivi des déplacements (DTM) de décembre 2024, notre pays enregistre plus de 400.000 personnes déplacées internes (PDI) et 863.697 PDI retournées contre 88. 783 rapatriés. Selon les données d’un film documentaire projeté dans la salle, il y aurait 2,3 millions de personnes déplacées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Confédération AES.
Le ministre chargé de la justice a expliqué que cette rencontre doit permettre d’initier des mécanismes et stratégies adaptés à nos réalités, en synergie avec les autres acteurs intervenants dans le domaine de l’humanitaire. «Pour ce faire, nous devons d’abord compter sur nos capacités locales et régionales afin que les financements extérieurs soient mieux pensés, mieux orientés vers les besoins réels des communautés», a insisté Mamoudou Kassogué. Le chef du département en charge des Droits de l’Homme a aussi appelé les partenaires techniques et financiers à mobiliser davantage de ressources à travers des mécanismes endogènes.
La ministre mauritanienne, chargée de l’Action sociale, a rappelé les liens culturels sociaux et économiques que partage son pays avec le Mali. Mme Savia Mint N’Tahah a indiqué que le président mauritanien, Mohammed Ould Ghazouani, accorde une importance capitale à la sécurité et la stabilité de la région du Sahel. «Nous sommes convaincus que la coopération bilatérale, régionale et internationale est essentielle pour relever les défis sécuritaires et humanitaires qui nous concernent tous», a-t-elle assuré.
Et de relever que son pays s’est doté, entre autres, d’une stratégie nationale pour l’action humanitaire, une stratégie nationale de protection sociale et inclusive des réfugiés et des migrants, une stratégie nationale d’inclusion et de promotion des droits des personnes handicapées. Y compris d’un dispositif national de réponse aux crises alimentaires et nutritionnelles. Le coordinateur résident du système des Nations unies, Khassim Diagne, a souligné que cette rencontre marque un jalon significatif dans la recherche continue de solutions durables à l’échelle de la Confédération. Il a salué la décision de nos autorités d’avoir invité, au-delà de l’AES, la Mauritanie, le Tchad et le Togo pour relever les défis. Parmi lesquels le terrorisme, les trafics ou les migrations non contrôlées.
Le coordinateur humanitaire a indiqué que ces contraintes nous intiment de construire une réponse qui dépasse le cadre individuel des États à travers la protection des corridors d’approvisionnement, la gestion des flux migratoires et la question des urgences climatiques.
Selon lui, plusieurs dimensions clés se situent au cœur de la réponse humanitaire afin de maximiser l’impact de leur action au service des populations vulnérables tout en tenant compte des spécificités de chaque contexte. Il s'agit notamment de la paix, de la protection des populations civiles et des travailleurs humanitaires ainsi que l'accès aux services sociaux de base. Après l’ouverture solennelle des travaux, les officiels ont visité les stands tenus par des organisations humanitaires nationales et internationales en activité dans notre pays.
Mohamed DIAWARA
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