La veille de la fête de Tabaski est une période de vache grasse pour les coiffeuses. Ce dimanche, de nombreuses clientes tapent à la porte de la tresseuse Sitan Diarra dans une ruelle à Niamakoro (Commune VI du District de Bamako).
Agée de 37 ans, elle exerce ce métier depuis l’enfance. Celle qui d’excelle dans les coiffures spécifiques comme les «nattes» et «bolognin» explique avoir été initiée dans ce métier par sa mère et bien vivre de son art. Ses prestations sont tarifées à 1000 Fcfa voire 1.500 Fcfa par personne. De nombreuses femmes attendent. Les plus chanceuses sont installées sur des tabourets, les autres peinent à trouver de quoi s’asseoir.
Sitan Diarra est occupée à tresser la jeune Oumou Konta qui a choisi de se rendre coquette en cette journée dominicale. «Si je ne le fais pas aujourd’hui, je risque de ne pas me tresser pendant cette fête», confie-t-elle. Grande affluence- La tresseuse Sitan demande à d’autres de bien peigner les cheveux avant leur tour. Elle raconte que contrairement aux années précédentes, la tresse des «nattes» est très sollicitée cette année. Selon elle, plusieurs clientes préfèrent «les nattes» en dessous pour porter ensuite des perruques ou des foulards modernes.
Assise sur une calebasse, le visage crispé, les cheveux touffus, Mariétou Kanté dite Mina, âgée de cinq ans, attend aussi de passer entre les mains de la tresseuse et explique avoir hâte d’en finir afin d’aller manger. Kadiatou Koné, la quarantaine, fait les «nattes» avec des mèches «goroguèrin». Dans son quartier à Lafiabougou, la tresseuse exerce sous un hangar. Elle explique que c’est la même grande affluence à chaque veille de fête. Pour elle, il est clair que nonobstant la conjoncture, les femmes ne manquent jamais le rendez-vous de se faire belles. Kadiatou Koné précise que les femmes mariées préfèrent les nattes simples. Quant aux jeunes filles, elles adorent les nattes avec des mèches. Chez Kadiatou, le prix des tresses varie entre 1.000 et 2000 Fcfa.
Reconvertie en vendeuse de perruques- Bintou Coulibaly, la trentaine, venue de Badalabougou pour se coiffer apprécie bien les tresses de Kadidiatou Koné. Elle paie 2000 Fcfa pour un modèle qui lui aurait coûté 4.000 Fcfa si c’était dans les salons de coiffure moderne. Adiaratou Coulibaly pense qu’en cette période de conjoncture, les femmes devraient diminuer les dépenses. À Kalaban Coura, dans un salon de coiffure de ce quartier, une cliente se fait tresser par Aminata Diakité, la propriétaire du salon. «C’est devenu une habitude depuis quelques années. Seules les femmes qui travaillent dans les bureaux ou celles qui sont en retard viennent à la dernière minute», affirme-t-elle. À l’en croire, les tresseuses dans les ruelles sont les plus sollicitées.
Cette situation impacte la qualité. Balakissa Doumbia, une coiffeuse au Grand marché de Bamako, est assise derrière un étal. Depuis plus de 15ans, elle pratique ce métier explique qu’avec l’apparition des perruques et des foulards modernes. Ainsi, elle a décidé de se reconvertir en vendeuse de perruques.
Baya TRAORE
Rédaction Lessor
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