L’objectif de cette rencontre était de contribuer à façonner un nouveau type de citoyen malien
L’objectif de cette rencontre était de contribuer à façonner un nouveau type de citoyen malien (Maliden Kura) doté de qualités exceptionnelles de bâtisseur. La cérémonie, présidée par le gouverneur de la
Région de Koutiala, le Général de division Abdoulaye Cissé, a rassemblé un beau
parterre de personnalités, notamment le préfet de Koutiala, Kéou Nioumanta, le
représentant du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de
l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamary Diarra, et plusieurs figures du
monde de la culture, dont le communicateur traditionnel Bourama Soumano.
Dans son
allocution de bienvenue, le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Bah
Dembélé, a exprimé sa reconnaissance au
ministère en charge de la Culture pour cette initiative tout en saluant la
présence du gouverneur et des autres invités, avant de rappeler le rôle
fondamental de la culture. «La culture est
un levier essentiel de cohésion
sociale, de paix et de développement. Cet espace de dialogue et de transmission
des savoirs et valeurs traditionnelles est idéal pour renforcer ces convictions
partagées», a-t-il souligné. L’édile a également formulé le vœu de voir la
session se dérouler dans «la sérénité, l’esprit d’ouverture et de fraternité»
et contribuer au rayonnement du patrimoine culturel de notre pays.
À l’entame de son intervention, le
gouverneur a dit accomplir un devoir sacré au nom des populations de Koutiala : celui de souhaiter
la bienvenue à tous dans la capitale de «l’Or
blanc». Le Général de division Abdoulaye Cissé a aussi salué les efforts du
département en charge de l’Artisanat et de la Culture à travers ces sessions
culturelles qui instaurent
un débat citoyen, mais aussi des échanges
et des partages de connaissances sur la diversité des traditions au Mali et
particulièrement celles de la Région de Koutiala.
Le chef de l’exécutif régional a ensuite rappelé les défis
de la culture malienne,
notamment sa méconnaissance
par la jeune génération, l’influence des cultures exogènes, l’effritement des
mœurs et la perte des repères, ainsi que le faible niveau de conservation, de
protection et de transmission du patrimoine. Selon le gouverneur, ces difficultés constituent, aujourd’hui, des obstacles à
l’unité nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble.
Il a cité la création à travers la décision
N°2025-0069/GR-KLA du 5 mars 2025, du Comité régional d’organisation du «Maaya
ni Dambe Kènè» de Koutiala. Ce cadre, a-t-il dit, permettra aux populations de
revisiter nos valeurs ancestrales. «Nous sommes à une étape charnière de
l’avancée de notre pays vers la paix, la sécurité et le développement, et cela
passe par la valorisation de notre culture», a affirmé le Général de division Abdoulaye
Cissé. Il a déclaré que ces sessions contribueront au réveil patriotique des
territoires à travers l’éducation civique, morale et culturelle des jeunes et
des adultes, en vue d’une transformation sociale durable fondée sur les valeurs du Maaya : l’intégrité, la
dignité, l’honneur, le respect du bien public, de la parole donnée, le partage
et l’humanisme.
Après l’ouverture officielle de la rencontre, un
panel a été animé par trois figures nationales et locales sous la modération de Tiécoura Coulibaly. Le président du Réseau des communicateurs
traditionnels (Recotrde) de Koutiala, Adama Kouyaté, a rappelé l’histoire des
Myankas et les valeurs qu’ils incarnent, notamment les relations publiques et
le respect mutuel. Le
leader d’opinion engagé dans la promotion des
langues nationales, Aziz Traoré, a insisté sur «la place des langues
traditionnelles dans la souveraineté et le patriotisme».
Quant à Bourama Soumano, il a présenté la
signification profonde du Fasiya
et du Bokolo dans les sociétés
traditionnelles, en soulignant leur rôle dans la préservation de l’identité et
du vivre-ensemble. Il y a eu ensuite des débats et des recommandations ont été
formulées. Mais une proposition faite par la présidente de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo) de Koutiala a particulièrement
retenu l’attention. C’était de faire en sorte que le Festival «Nanpou» de
Koutiala soit reconnu comme patrimoine culturel du Mali.
Rachel Dan GOÏTA Amap-Koutiala
Rédaction Lessor
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