Les jeunes apprenants passent plus de temps à se divertir sur les réseaux sociaux qu’à saisir la formidable opportunité qu’ils leur offrent pour se former et s’informer utilement
Les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, Instagram, Twitter,
Tik Tok…) occupent, désormais, une place prépondérante dans notre quotidien.
Ces plateformes digitales permettent à des centaines de millions d’internautes,
aux quatre coins du monde, non seulement de communiquer mais aussi de se
partager du contenu (photo, vidéo ou document) tout en interagissant.
Ces outils offrent une ouverture sur le monde, le savoir, la
culture. Ils peuvent être essentiels dans l’éducation, dans la mesure où les étudiants
ont la possibilité de se former dans divers domaines. Ils peuvent partager des
documents PDF, discuter d’un sujet donné, s’informer sur le monde, entre
autres. Cependant, force est de constater que les réseaux sociaux sont utilisés
à d’autres fins.
Gâtés par les innovations technologiques, certains jeunes,
notamment les étudiants de l’Université de Ségou, passent le plus clair de leur
temps à réaliser des vidéos de challenges Tik-Tok au détriment de leurs cahiers
de leçons enfermés dans les sacs et tiroirs.
Les réseaux sociaux ont conquis les cœurs et les esprits de
la jeunesse estudiantine de la Cité des «Balanzans». Scotchés, les yeux rivés
sur l’écran de leur Smartphone, beaucoup passent l’essentiel de leur passe
temps sur les réseaux sociaux, dont Facebook, WhatsApp ou Tik-Tok. Quels usages
font-ils de ces outils ? L’équipe de reportage de l’Amap à Ségou a décidé
d’explorer le sujet.
Assitan Touré est étudiante de l’Institut universitaire de
formation professionnelle (IUFP) de l’Université de Ségou. Elle avoue passer 12
heures par jour sur son Smartphone en surfant sur les plateformes comme
WhatsApp et Facebook, deux applications de messagerie parmi les plus populaires
au monde. Pour quels usages? Assitan Touré reconnait clairement utiliser
ces applications pour poster des annonces de vente en ligne afin d’attirer d’éventuels
clients. En effet, celle qui vit au campus universitaire vend des articles féminins,
en marge de ses cours pour subvenir à ses besoins.
Au-delà de cet usage, elle nous avoue utiliser ces outils
pour s’informer sur son emploi du temps, à travers un groupe, dont elle est
membre. Elle communique également avec sa famille à travers les appels vidéo. Cet autre étudiant, Mohamed Traoré, est en licence 1 de
communication des organisations à l’Université de Ségou. Il trouve que ces
plateformes constituent des moyens d’apprentissage et, en même temps, de
divertissement. «J’utilise WhatsApp pour connaître l’emploi du temps, les résultats
des examens et pour partager les contenus des cours. Mais pendant les vacances,
j’utilise Tik-Tok pour me divertir», avoue Mohamed Traoré.
Fatoumata Coulibaly, étudiante à la Faculté d’agronomie et
de médecine animale (FAMA), elle aussi, surfe sur les réseaux sociaux. Elle témoigne
qu’elle se connecte trois fois, au moins, par jour pour s’informer sur divers
sujets. «C’est WhatsApp mon réseau favori. J’ai adhéré à plusieurs groupes.
Au-delà des informations concernant l’Université, je m’informe sur l’actualité.
Je participe à des débats sur les groupes», nous détaille-t-elle.
Pourtant, Amadou Barry, professeur de communication affirme
sans ambages que ces outils «volent l’attention des étudiants». à son avis, ils
créent une absence de concentration. «Les étudiants, qui utilisent les réseaux
sociaux, ont plus de difficultés de compréhension que ceux qui ne les utilisent
pas», explique-t-il, avant d’ajouter que certains étudiants disent qu’ils n’ont
rien compris à la fin du cours pendant lesquels ils sont concentrés sur ces
plateformes. Ces mauvaises pratiques ne sont pas sans conséquence sur leur réussite
scolaire. C’est la raison pour laquelle, Amadou Barry exhorte les jeunes qui
représentent l’avenir du pays à faire une pause avec les réseaux sociaux.
Le sociologue Amadou Traoré est du même avis. Il soutient
que les réseaux sociaux constituent une fenêtre d’opportunité et renforcent la
communication chez les utilisateurs et la sociabilité. «Ce n’est pas tout, les étudiants
ont la possibilité d’avoir des supports pédagogiques nécessaires pour développer
de nouvelles compétences», estime-t-il.
Cependant, comme toute chose, le réseau social a aussi son
revers de médaille. Selon le sociologue, il peut influencer négativement les
relations humaines. Amadou Traoré signale que le fait d’y passer trop de temps,
en imitant et en partageant les choses obscènes vues sur le web, les jeunes
friands de réseaux sociaux s’éloignent de la société et s’enfoncent
inexorablement dans le chemin de la délinquance.
Pour notre interlocuteur, les réseaux sociaux peuvent être
d’un apport appréciable. D’où la nécessité de sensibiliser les étudiants et de
créer des cadres d’échanges entre parents, enseignants et jeunes sur
l’utilisation responsable et appropriée des réseaux sociaux afin de ne pas
tomber sous le coup de la loi.
Gaoussou Diarra, un chef de famille résidant au quartier «Darsalam»
de Ségou déplore le fait que les jeunes utilisent plus ces outils pour se
distraire qu’à des fins éducatives. «L’utilisation de ces sites Internet par
les étudiants posent d’énormes soucis. Beaucoup ne se concentrent plus sur les
cours. Une fois à la maison, ils oublient leurs cahiers. Ils ne s’informent pas
et ne lisent pas. Pis, les réseaux sociaux les poussent à adopter certaines
valeurs étrangères contraires à nos valeurs sociétales», déplore-t-il.
Chahame DJIRÉ
Amap-Ségou
Rédaction Lessor
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