Comme les autres secteurs, la santé est à la recherche de performance d’où la tenue de ses États généraux (EGS). C’est une instruction du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, en vue de refonder notre système de santé autour des préoccupations légitimes des populations. Les derniers états généraux de la santé date de 2015.
Les travaux de cette rencontre ont été lancés, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. La cérémonie a enregistré la présence de la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, de ses collègues du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, et la présidente de la commission d’organisation des EGS et ancienne ministre chargée de la Santé, Dr Fatoumata Nafo.
Cette rencontre pose les jalons du renouveau de notre système de santé. Elle vise à contribuer à l’amélioration de l’état de santé et le bien-être de la population en préconisant des solutions innovantes aux défis. Parmi lesquels la problématique des ressources humaines. Selon la commission d’organisation, notre pays compte un ratio de 6 professionnels de la santé pour 10.000 habitants. Pendant que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) requiert 23 à 33 pour le même dénominateur. Sans oublier les inégalités sociales de santé, le coût élevé des soins et les services de santé.
Pendant trois jours (17 au 19 décembre), les participants aborderont les thèmes portant sur l'offre de soins et des services de santé de qualité, la gouvernance et la communication et le financement de la santé. D’autres questions comme climat et santé ainsi que l'usage des stupéfiants par la jeunesse seront au cœur des échanges.
La présidente de la commission d’organisation a aussi indiqué que cet événement marque un tournant décisif dans notre quête collective d'un système de santé résilient, plus juste, plus efficace et plus humain. Justifiant la nécessité de cette rencontre, Fatoumata Nafo a expliqué que le secteur, après avoir tiré les leçons de l'évaluation du Plan décennal de développement sanitaire et social 2014-2023, se devait de redonner la parole aux différentes parties prenantes pour les perspectives à l'horizon 2035.
Selon elle, ces EGS constituent une immense opportunité pour faire un diagnostic sans complaisance de la qualité de l'offre de soins et de services afin de prendre les engagements nous permettant de nous projeter vers l'équité. L’ancienne ministre chargée de la Santé a argumenté que les défis actuels du système de santé sont, entre autres raisons, qui nous obligent à repenser en profondeur nos approches et à trouver des solutions innovantes. Cela devrait se faire, selon elle, en gardant à l'esprit les principes la décolonisation de notre système de santé, sa décentralisation et la démocratisation de l'accès aux soins et services de santé.
Le Premier ministre a souligné que l’amélioration de la couverture sanitaire et le développement d’un système de solidarité nationale figurent en bonne place parmi les repères de la mission confiée le 27 novembre dernier au gouvernement par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Les EGS, selon le Général de division Abdoulaye Maïga, constituent un cadre idéal permettant d’approfondir l’analyse de la situation et de discuter des orientations stratégiques en vue de la transformation de notre système de santé.
Il a rappelé que, pendant des décennies, d’énormes efforts, en faveur de la mise en œuvre des plans et politiques de santé ont été consentis pour améliorer les indicateurs. Selon les organisateurs, les décès maternels sont passés de 368 à 325 pour 100.000 naissances vivantes, ceux des enfants de moins d'un an de 56 à 52 pour 1000 naissances vivantes, les décès des enfants d'un à 5 ans de 95 à 87 pour 1000 naissances vivantes.
Le chef du gouvernement dira que des propositions concrètes sont attendues à la fin de ces travaux. Il s’agit de l’amélioration de la performance du système de santé pour une réduction significative des taux de morbidité et de mortalité maternelle et infantile, la restauration de la confiance des usagers en leur système de santé et l’accessibilité de la population aux soins de santé de qualité et à moindre coût.
Mohamed DIAWARA
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