Notre pays
a célébré hier la 37ème Journée internationale du Comité permanent inter-États
de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) sur le thème : « Élevage et
insécurité civile au Sahel et en Afrique de l’Ouest ». La cérémonie, présidée
par le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de
l’élevage et de la Pêche, Youba Bah, s’est déroulée dans l’enceinte de la
direction des finances et du matériel (DFM) du ministère du Développement
rural.
L’un des
temps forts de la cérémonie a été la projection du discours d’ouverture du
président de la République du Tchad, président en exercice du Cilss. À cette
occasion, Mahamat Idriss Déby Itno a invité les
décideurs politiques, les partenaires au développement, les acteurs
étatiques et non étatiques des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest à
s’investir et à s’impliquer pour relever les défis auxquels l’élevage et le
pastoralisme sont confrontés. Pour ce faire, le Comité a élaboré quatre
initiatives majeures.
Il s’agit du Projet régional d’appui au pastoralisme au
Sahel (Praps) ; du Projet élevage et pastoralisme intégrés et sécurisés en
Afrique de l’Ouest (Pepisao) ; du Projet régional de dialogue et
d’investissement pour le pastoralisme et la transhumance au Sahel et dans les
pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (Predip) et du Programme de renforcement
de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au sahel
(P1-P2RS). La rencontre a aussi évoqué le Plan stratégique 2050.
En cours
d’élaboration, il est basé sur les acquis du Plan stratégique 2020. Il
ambitionne de faire du Cilss, une institution sous-régionale technique
accomplissant pleinement sa mission régalienne. À ce titre, le Plan stratégique
2050 entend contribuer à la réalisation des ambitions stratégiques de
développement des États membres. Des ambitions fondées sur les stratégies et
politiques adoptées par les organisations d’intégration politique et économique
(Cedeao et Uemoa), les domaines prioritaires de l’Agenda 63 de l’Union
africaine et les Objectifs de développement durable (ODD), notamment les ODD
(2, 3, 6, 13, 14,15), a déclaré le ministre délégué en charge de l’Élevage.
PÉRENNISATION
DES ACQUIS- En la matière, a souligné Youba Ba, «durant les quinze dernières
années, la mise en œuvre des actions de l’institution a été orientée par les
quinquennaux 2009-2013 et de 2015-2019, basés sur le Plan stratégique 2020
décomposé en trois phases. Il s’agit de la mise en œuvre d’un Plan de
transformation et de renforcement des capacités du Cilss (2009-2013), le
déploiement de la stratégie (2015-2019), la consolidation et pérennisation des
acquis (2019-2020)», a-t-il détaillé. Pour le secrétaire permanent du Comité
national du Cilss, Yacouba Traoré, le choix de ce thème est d’actualité.
Selon
lui, il cadre bien avec les défis auxquels sont confrontés les éleveurs en
proie à des problèmes d’insécurité affectant leurs moyens d’existence. Quant au
directeur général de l’Institut du Sahel (INSAH), il dira que la grave crise
sécuritaire et humanitaire se nourrit des vulnérabilités institutionnelles,
organisationnelles, sociales et renforce les tensions intercommunautaires
préexistantes. « Quant à la crise du pastoralisme, elle réside dans les
entraves diverses imposées par la mobilité pastorale, les difficultés pour les
États à protéger le foncier et/ou ethnique. Ce qui aggrave l’insécurité dans la
zone du Sahel », a expliqué Mohamed Abdelalli Ebbe.
Créé le 12
septembre 1973, le Cilss est composé de 13 États, dont 8 États côtiers (Bénin,
Côte d’ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Togo) ;
4 États enclavés (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad) et 1 État insulaire (Cap
Vert).
Le Cilss a
pour mission de s’investir dans la recherche de la sécurité alimentaire et dans
la lutte contre les effets de la sècheresse et de la désertification pour un
nouvel équilibre écologique du Sahel. Ces 49 ans d’existence lui ont permis
d’imposer sa notoriété dans les domaines de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle, de la lutte contre la désertification, de la sécheresse, de la
gestion des ressources naturelles, de la maîtrise de l’eau. S’y ajoutent les
enjeux démographiques, la promotion des échanges intra-régionaux dans les
pays.
Kadiatou OUATTARA
Rédaction Lessor
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