Cinq
systèmes hydrauliques ont été déjà réceptionnés à Koulikoro
Cette
question du financement était au cœur de la première session du Comité national
de pilotage de la SNSSBM, tenue hier dans les locaux du ministère de l’Élevage
et de la Pêche. Présidée par le ministre Youba Ba, la rencontre a réuni le
directeur national des Productions et des Industries animales (DNPIA), Djakalia
Ouattara, ainsi que les représentants des départements ministériels concernés,
des services techniques et des organisations professionnelles.
Le
ministre a appelé à un renforcement de la contribution de l’État et à une
mobilisation accrue des partenaires techniques et financiers. «L’atteinte des
résultats à hauteur de souhait réside non seulement dans un rehaussement de
l’allocation de l’État, mais aussi dans l’ouverture aux partenaires techniques
et financiers», a-t-il souligné.
Évalué à 8
milliards de Fcfa sur la période 2025-2029, le plan quinquennal prévoit 600
millions de Fcfa pour 2025 et 2026 et 7,4 milliards pour 2027-2029. Ces
ressources doivent notamment permettre de financer les infrastructures
pastorales et de créer les conditions nécessaires à une meilleure sécurisation
du cheptel.
La
stratégie, approuvée par le décret n°2025-0435/PT-RM du 3 juillet 2025, vise à
l’horizon 2034 à stabiliser et sécuriser le bétail sur des espaces aménagés,
avec une amélioration des conditions de production. Elle répond à plusieurs
contraintes qui pèsent sur l’élevage : insécurité sur les axes de
transhumance, changement climatique, pression foncière, raréfaction des espaces
pastoraux et conflits autour de l’eau et de la terre.
Des
investissements ont déjà été engagés. En 2025, les travaux de 14 systèmes
hydrauliques pastoraux améliorés ont été lancés à Koulikoro, Bougouni et Kita.
Cinq ont déjà été réceptionnés à Koulikoro. Deux périmètres pastoraux ont
également été programmés à Koulikoro et Bougouni. Les travaux ont démarré à
Yanfolila, tandis que le projet de Kangaba connaît des difficultés liées au
site.
Pour 2026,
le programme prévoit la poursuite des activités de coordination, la réalisation
d’infrastructures pastorales prioritaires et le lancement de deux nouveaux
périmètres à Sikasso et Koutiala.
La première session du comité aura ainsi permis de faire le point sur les réalisations, les contraintes et les besoins de financement. La réussite de la stratégie dépendra désormais de la capacité à rapprocher les ressources effectivement mobilisées des ambitions affichées.
Pour le
secteur de l’élevage, l’enjeu est clair : transformer les crédits annoncés
en infrastructures et en aménagements capables de sécuriser durablement le
cheptel malien.
Makan SISSOKO
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