Cette spécialité qui «a révolutionné la médecine moderne» est l’étude des molécules qui portent sur l’ADN (autrement dit acide désoxyribonucléique) qui est le support de l’hérédité. Celui-ci permet, par exemple, de faire le diagnostic de certains microbes dans le corps.
Notre équipe de reportage a rencontré l’enseignante chercheure de la Faculté de pharmacie (Faph), le jeudi 5 mars, au Centre universitaire de recherche clinique (en anglais UCRC).
Ici, elle était chef de laboratoire avant d’être nommée, en janvier dernier, directrice du Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA). Sa passion pour l’enseignement date de l’adolescence. «C’est un rêve d’enfance pour moi de devenir enseignante comme ma défunte mère. J’ai également eu la chance de côtoyer, depuis le début de ma carrière professionnelle, des enseignants chercheurs de haut vol, dont les parcours m’ont inspiré à embrasser ce domaine», révèle la scientifique.
Cette passion la motive à aller à la conquête de l’agrégation organisée par le Centre africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). «Avant 2024, notre pays n’avait pas de maître de conférences agrégé en biologie moléculaire. Maintenant, le Mali est représenté dans cette discipline à travers le Dr Antoine Dara et ma modeste personne», précise Dr Djénéba Koumba Dabitao avant de souligner que l’agrégation en biologie moléculaire est très stratégique.
Le parcours de l’ancienne élève du Lycée Ba Aminata Diallo (Lbad) a été parsemé de défis aussi bien au Mali qu’aux États-Unis d’Amérique (USA). «En 2003, dans mon programme de recherche, j’étais la seule femme parmi les hommes. Il a fallu se battre tous les jours pour montrer que je suis à la hauteur de mon ambition et ainsi briser les stéréotypes et les préjugés», relève-t-elle avant de citer également les difficultés linguistiques qui ont marqué son insertion académique aux USA. Son abnégation et sa soif d’apprendre l’ont aidée à surmonter ces obstacles.
Très discrète et humble, la nouvelle directrice du LBMA est détentrice de plusieurs distinctions honorifiques dont le Prix Abdool Karim, Académie mondiale des sciences (TWAS), Unesco en 2021. Elle a été nominée en 2018 sur la liste des 300 femmes francophones leaders en santé mondiale.
Membre de plusieurs sociétés savantes au Mali et aux USA, la native de Bamako a publié dans des revues asiatiques, maliennes et américaines.
Aujourd’hui, l’universitaire souhaite créer une structure pour les meilleurs étudiants, avec une parité de représentation entre hommes et femmes, afin qu’ils développent des thématiques intéressantes pour le pays.
Mohamed DIAWARA
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