Son objectif est de contribuer de façon significative à la
stabilité de cette zone par la construction d’infrastructures pastorales et
l’aménagement de parcours pastoraux au profit de près de 36 000 ménages. La Minusma a investi près de
495 millions de Fcfa grâce à une contribution du Royaume-uni au Fonds
fiduciaire pour la paix et la sécurité. La zone ciblée comprend
plusieurs communes du Cercle de Djenné. Elles ont été identifiées de manière
participative et inclusive, avec le consentement des autorités et des communautés
locales.
Parmi les activités spécifiques du projet, figurent la cartographie,
la démarcation et la réhabilitation de 225 kilomètres de pistes et
d’infrastructures pastorales, la construction de trois forages, la distribution
de 700 kilogrammes de semences fourragères, la régénération d’un espace
pastoral de 70 hectares, la production de cartes pastorales et l’établissement
de mécanismes de gestion de pistes pastorales et des infrastructures. Le projet prévoit également
une série de séances publiques et de campagnes radiophoniques d’information sur
le fonctionnement des Commissions foncières (CoFo) et la résolution des
conflits.
En 2021, à travers un projet séparé, la MINUSMA avait facilité
l’établissement et la revitalisation des CoFo dans les 12 communes et 145
villages du Cercle de Djenné. Trois axes principaux de chemins de transhumance,
appelés localement « bourtol », avaient été identifiés, et depuis le
début du projet, 75 km de pistes pastorales ont été délimités, le forage de
trois puits pastoraux a commencé et des campagnes de sensibilisation ont été
menées dans 10 villages. Dans ces localités, des comités de gestion des projets
ont également été mis en place. Ils ont facilité les discussions avec les
agriculteurs, en particulier ceux qui ont empiété sur les pistes pastorales et
avec les chasseurs traditionnels Dozo.
L’ensemencement de 70
hectares de zones pastorales avait été prévu pour la saison des pluies, de
juillet à septembre 2022. Jens Kristensen du Bureau régional de la Minusma à
Mopti, souligne que «les zones pastorales sont connues pour être
conflictuelles. Ceci nous a incité à participer activement à ce projet pour
promouvoir la gestion pacifique des espaces communs et adopter des modes de
gestion des conflits liés à la transhumance dans les zones humides du delta
intérieur du fleuve Niger dites « inondées » et celles arides
appelées « zones exondées » ici dans le Centre. Au-delà de son
objectif premier qui est la paix, cette initiative a permis d’aider les
communautés à bénéficier d’emplois temporaires.
Participatif et inclusif de sa conception à sa mise en œuvre, le projet met à contribution toute la communauté, les notables, les femmes, les autorités locales et les jeunes. Cependant, sa mise en œuvre a parfois été retardée par des problèmes de sécurité liés à la présence d’éléments armés radicaux. Ceux-ci se sont opposés au projet, qu’ils considèrent comme un moyen pour l’État d’affirmer son contrôle sur les zones rurales.
Cependant, les maîtres
d’œuvre du projet ont réussi à accéder à la plupart des villages.
Cela a permis
de ressusciter les anciens chemins de transhumance et de persuader les
agriculteurs, les éleveurs, les propriétaires fonciers et les communautés des
avantages du projet. Ce succès est dû à une approche transparente et à des
consultations intensives qui ont conduit à l’engagement des populations locales
bénéficiaires sur les activités à mener.
D’autres obstacles sont culturels ou
économiques. Certains villages n’ont initialement pas adhéré au projet car les
habitants et les chasseurs traditionnels Dozo de ces communautés étaient
opposés au retour des bergers peuhls dans leurs localités. Cependant, après de
nouvelles consultations, ils ont fini par accepter la démarcation établie entre
les champs et les couloirs de transhumance.
Dans un autre village, la
communauté a d’abord refusé la démarcation par crainte de perdre des zones
nouvellement irriguées sur des terres cultivées empiétant sur les pistes
pastorales. Après discussions, les parties ont finalement accepté de modifier
le tracé de la piste pour contourner le village et éviter tout nouveau grief ou
conflit. Ce sont les Équipes régionales d’appui à la réconciliation (ERAR) et
les Comités communaux de réconciliation (CCR) qui ont facilité ces dialogues et
négociations.
Source : Minusma
Rédaction Lessor
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