La pêche collective renforce la cohésion sociale
La pêche collective dans les deux mares de la ville de Diéma (Ouest), appelées, respectivement Lamba Koré (grande mare en langue soninké) et Bakossa Goumba (la mare de Bakossa), s’est déroulée, lundi, sous un soleil de plomb. Après le signal donné par le chef coutumier, Balla Konaté, une foule bigarrée d’hommes, de femmes, de jeunes et de vieux, originaires de la ville ainsi que des villages environnants, muni chacun d’une nasse aux dimensions diverses, s’est élancée pour la capture des poissons, frétillant dans une eau boueuse.
C’était un tohu-bohu interminable, digne d’une ruée vers l’or. Bousculades, cris à gorge déployée. Parfois, en voulant s’infiltrer parmi les grands, les plus petits glissaient et tombaient. Dans ces mares, on trouve généralement du poisson silure et quelques rares carpes. Mahamadou Konté qui attendait tranquillement ses enfants descendus dans la mare, rappelle que la pêche collective se faisait la nuit ou le matin de bonne heure et, que cette année, selon une décision du chef de village, elle a été ramenée à midi.
Il renchérit, en raclant la gorge, qu’avant l’autorisation du chef de village, celui qui se hasardait à mettre pied dans l’une des mares, pour se saisir de poissons, sera soumis au paiement d’amendes. Djindé Konté, qui prêtait une oreille attentive à l’entretien, soutient qu’il faut le feu vert du chef de village, pour que la pêche collective puisse démarrer. Après la saison des pluies, lorsque les mares sont en decrue, le chef de village délègue, comme le veut la tradition dans ce milieu, le chef coutumier Balla Konaté, pour aller jauger le niveau réel des eaux stagnantes. C’est en fonction de son constat que l’on organise la pêche collective, un événement culturel majeur. On fait passer l’information pour tous, pour éviter ainsi des frustrations.
Halimatou Sissoko dont les habits sont lourdement boueux compte améliorer ses plats pour la coupure du jeûne de son époux, avec les poissons qu’elle a pêchés. Elle avoue que la pêche collective est très utile, car les poissons qu’on y attrape, contribuent à réduire les frais de condiments.
Le petit-fils de Fatoumata Diaby, a pêché beaucoup de poissons. À la question comment les conserver, la grand-mère répond qu’elle les mettra dans le réfrigérateur. Désenchantées, Kotia Djenepo, une femme bozo, et sa fille rentrent bredouille à la maison, même si, selon la légende, la pêche demeure une activité censée appartenir à son ethnie.
Allergique au poisson silure, Sambou Diawara, un migrant dont le séjour à Diéma a coïncidé avec l’événement, se poste quelque part, pour satisfaire sa curiosité. Le chef coutumier, Balla Konaté, explique que si la pêche est jugée insuffisante, on transporte le poisson chez le chef de village, pour le repartir, ensuite, entre certaines familles. De l’avis du représentant du chef de village, Fousseny Sissoko, «le but visé par la pêche collective, n’est pas uniquement d’amasser du poisson mais de renforcer la cohésion sociale, à travers des retrouvailles, tout en perpétuant cette pratique ancestrale.»
Le chef traditionnel conseille, surtout, la prudence lors de la pêche collective afin d’éviter des incidents et des dommages. Interrogé sur le sujet, le Directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCom) de Farabougou, en séjour dans la localité, explique que «les mares contiennent généralement les germes de la bilharziose, qui pénètrent par la peau, au contact de l’eau». L’homme en blouse blanche conseille de prendre des précautions.
Ouka BA/Amap-Dièma
Cent soixante-deux migrants maliens de retour volontaire, dont 125 hommes, 27 femmes, cinq garçons et cinq filles, ont été accueillis ce jeudi 20 août 2026 à l’aéroport de international de Bamako par le ministère des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, en col.
Utilisés pour protéger les cultures contre les ravageurs et les maladies, les pesticides sont devenus des alliés importants des producteurs. Mais leur usage incontrôlé soulève de nombreuses inquiétudes liées à la santé humaine, à la dégradation des sols et à la préservation de la biodi.
Depuis l’année dernière, un nouveau modèle d’imperméable a fait son apparition sur le marché à Bamako. Il ravit la vedette aux anciens types et séduit les usagers de la circulation en raison de son prix accessible à la bourse du Malien moyen, mais aussi de son emballage et de sa légère.
La plupart des parents portent une bonne appréciation sur l’apprentissage de petits métiers par les jeunes élèves et autres lycéens. Certains estiment que ça leur évite de se tourner les pouces, mais surtout de les éloigner du vice et de la mauvaise fréquentation.
Mis sous mandat de dépôt le 9 juin dernier, le journaliste Abderhmane Keïta attend d’être fixé sur son sort par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité..
La Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) a présenté ce mercredi 19 août 2026 à Bamako les résultats de la 17e édition de son enquête d'opinion Mali-Mètre 2026, révélant un soutien populaire massif aux autorités de la Transition et aux Forces de Défense et de Sécurité..