Pour arriver à leur fin, ils utilisent des allégations
diffamatoires qui sont complètement en déphasage avec les témoignages des
habitants de la zone. Les populations opprimées, toujours otages des groupes
terroristes, saluent vivement l’opération qu’ils considèrent comme le début
d’une libération.
Par peur des représailles
des extrémistes, beaucoup refusent de commenter la situation à visage découvert.
Ce n’est pas le cas de Moussa Cissé, éleveur et conseiller municipal de la
Commune rurale de Ouromodi, située à 6 km du village de Moura. Le sexagénaire
explique que suite à la crise de 2012, il a été procédé à la création des
postes de sécurité pour un maillage du territoire. à cet effet, des postes de sécurité
ont été créés à Kouakourou (Cercle de Djenné), Diondiori, Toguéré-Coumbé
(Cercle de Ténenkou) et Dialloubé (Cercle de Mopti).
Le grand espace très
difficile d’accès qui s’étend de Moura aux Communes de Ouromodi, Soye, Salsalbé,
Koubaye, Diafarabé pour déboucher sur le Cercle de Youwarou, est longtemps resté
sans poste militaire d’envergure ni présence de l’état. Ce qui a fait que la
zone est devenue un espace de prédilection des groupes terroristes qui en ont
fait leur sanctuaire.
Par la force des
choses, Moura qui abrite la plus importante foire hebdomadaire qui se tient
chaque dimanche, est devenu la plaque tournante de toutes les activités économiques
et même pour les grandes rencontres entre les différents Katibas évoluant dans
les Cercles de Mopti, Ténenkou et Youwarou, précise Moussa Cissé. Qui poursuit
: « Nous avons et continuons de subir les pires formes d’exactions : fermeture
de toutes les écoles, des centres de santé, des mairies, enlèvements de biens,
assassinats ciblés et exécutions sommaires portant sur les responsables des
collectivités, les agents de l’état et les autorités villageoises. Puisqu’ils règnent
en maître absolus dans la zone, nous subissons toujours les obligations de port
vestimentaire, l’enlèvement du bétail au nom de la « Zakat » et l’application
de la charia ».
Au regard de ces exagérations
et la souffrance des communautés, les populations saluent vivement cette
intervention des FAMa qui fait renaître l’espoir d’être Malien chez beaucoup de
personnes qui se sentaient abandonnés. « Cette action a porté un coup dur aux
groupes armés terroristes qui, non seulement étaient venus avec un nombre
important de bétail de leur rapt au nom de la Zakat pour vendre et se
ravitailler en denrées pour le mois de Ramadan et la tenue d’une rencontre
entre différents Katibas à Moura. C’est ce qui explique la présence d’un si
grand nombre de terroristes au moment des faits », témoigne notre
interlocuteur.
Oumar Diall, un jeune
ressortissant de Moura, dit bravo aux FAMa pour ce coup réussi contre les
ennemis du Mali. Il appelle de ses vœux d’autres actions du genre pour la libération
totale de la zone. Le jeune homme est l’une des victimes des exactions des
terroristes. Il est encore sous le choc de l’assassinat de son frère cadet
Amadou Diall, lors d’un rapt d’animaux entre Kouakourou et Soye en décembre
2021.
Selon notre
interlocuteur, certes, un moment les groupes armés obligeaient les populations à
adhérer à leur cause. Mais par la suite, beaucoup se sont engagés
volontairement pour l’enrichissement, le banditisme et la vengeance. « Tous
ceux qui disent qu’il y a eu carnage des populations civiles sont partie
prenante ou le disent pour discréditer l’armée. Tous ceux qui sont mort, excepté
quelques-uns (dont les femmes) qui ont tenté de fuir, étaient bien avec les
ennemis. Il est souhaitable qu’un poste de sécurité soit installé dans la zone
pour mener d’autres actions similaires et consolider les acquis pour le bonheur
des populations meurtries depuis des années, témoigne notre interlocuteur.
Un autre
interlocuteur ayant souhaité garder l’anonymat a été contraint de quitter Moura
suite à des tentatives d’enlèvement. Selon lui, depuis 2015, les populations de
la localité vivent dans la peur du fait de la présence des terroristes. Les
femmes qui ne portaient pas d’habit noir étaient punies. Les marchés n’étaient
plus fréquentés comme par le passé. Les hommes et les femmes ne pouvaient pas
rentrer dans les mêmes véhicules de transport.
Le chef de village de
Moura a passé une semaine entre leurs mains en brousse. Ceux qui ne pouvaient
plus tenir ont été contraints de fuir. Après l’intervention militaire, les
rumeurs ont circulé. Certains ont parlé de
carnage. Après le retour au calme, la plupart des personnes qui avaient été déclarées
tuées ont refait surface. Beaucoup de porteurs d’arme ont effectivement trouvé
la mort. Des innocents ont pu être victimes aussi de balles perdues. Il y a
aussi le cas des gens qui ont refusé d’obtempérer aux consignes et qui
voulaient fuir. Les allégations de tueries de civils sont non fondées.
C’est vrai que des
commerçants ont subi des dégâts matériels. Les populations ont subi un
traumatisme parce qu’elles n’ont pas l’habitude des échanges de tirs. Aussi,
beaucoup de personnes sont encore sous le choc car elles ont dû patienter
dehors pendant 3 jours, le temps pour les militaires de fouiller toutes les
maisons. Un enseignant ayant dû
quitter la localité, requiert aussi l’anonymat. Depuis 2015, témoigne-t-il, les
habitants de Moura sont sous l’emprise des terroristes. Ces derniers ont imposé
la charia en obligeant les femmes porter le voile, en imposant une barrière
entre celles-ci et les hommes dans les marchés, même dans les véhicules de transport
en commun et dans les pirogues.
L’intervention des
FAMa met fin à ces conditions insoutenables. Les premières informations qui ont
véhiculé les 28 et 29 mars n’étaient pas du tout vérifiées. On nous a fait
croire que certains habitants de Moura ont été tués mais après quand nous avons
vérifié, il s’est avéré que c’était une fausse information. Ces personnes dont
on a annoncé la mort sont bel et bien vivantes.
Ce qui est sûr,
l’intervention des FAMa a été un grand soulagement pour la population de Moura.
Même si beaucoup sont encore sous le choc du fait de la violence des événements.
C’est pourquoi, les activités n’ont toujours pas repris totalement. Les gens
ont toujours peur de se déplacer. En outre, depuis l’arrivée de terroristes en
2015, il n’y pas des services publics ni d’école à Moura.
Amap-Mopti
Amap-Djenné
Rédaction Lessor
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