Dans le cadre de l’émission «Mali Kura taasira»,
initiée à l’occasion de la campagne de communication gouvernementale pour célébrer
l’an I de la rectification de la Transition, le ministre de la Communication,
de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Me Harouna
Mamadou Toureh, était hier face à la presse.
La rencontre a été l’occasion pour
le premier responsable du Département de tutelle d’aborder plusieurs sujets et
de parler des grands chantiers de la Transition dans le domaine de la communication,
de l’économie numérique et de la modernisation de l’administration.
Le ministre
Toureh a d’abord présenté les secteurs du département de tutelle qui sont la
communication, les médias, l’économie numérique, les technologies de
l’information et de la communication, les télécommunications, les services
postaux et la modernisation de l’administration, avant de mettre l’accent sur
l’importance de la communication en cette période cruciale pour notre pays.
«L’information
est une arme redoutable pour celui qui la maîtrise, elle peut faire gagner un
conflit, qu’il soit militaire ou économique avant ou pendant les hostilités,
parfois sans tirer un coup de feu», a ainsi martelé le ministre Toureh,
ajoutant que les médias sont les canaux de distribution à grande échelle de
l’information. Ainsi, l’utilisation abusive des médias n’est jamais sans conséquence
pour l’opinion.
Selon le ministre de la Communication, de l’Économie numérique
et de la Modernisation de l’Administration, certains, à dessein, ont compris
qu’ils peuvent modifier les opinions, créer les révolutions et les soulèvements
des peuples à travers les médias. Ils se permettent de déstabiliser les
institutions et tentent de susciter des conflits intercommunautaires.
Le
ministre Toureh martelera que ces agissements «ne peuvent être tolérés par
notre pays» et c’est face à cette réalité que le gouvernement de la Transition
a ordonné, le 17 mars 2022, la coupure des signaux de Radio France
internationale (RFI) en ondes courtes et FM et la chaîne de télévision France24
sur les bouquets des rediffuseurs nationaux d’images.
Dans cette foulée, le
ministère de tutelle a instruit les opérateurs des télécommunications et les
fournisseurs d’Internet la suspension des deux médias sur Internet. Et le 27
avril 2022, ce fut au tour de la Haute autorité de la communication (HAC) d’entériner
le retrait définitif des fréquences de RFI et de France24. «C’est un acte de
souveraineté», a expliqué le ministre en charge de la Communication qui a démenti
l’allégation de refus des autorités de la Transition à accorder des accréditations
aux médias étrangers. «Cette allégation n’est pas fondée», a- t-il précisé.
Parlant de la situation de la presse, Me Harouna Mamadou Toureh a rappelé que le gouvernement de Transition a l’obligation de faire respecter la loi en la matière, tout en assurant que la presse ne sera jamais muselée.
600 millions de Fcfa-Dans le domaine de la
refondation de l’état, le ministre Toureh a indiqué que les textes proposés par
la Maison de la presse pour une relecture de la loi régissant la profession,
sont actuellement en étude. «Nous sommes là-dessus», a-t-il ajouté, en rendant
hommage au comité de pilotage de la Maison de la presse et à son président
Bandiougou Danté. Pour la petite anecdote, c’est sous la houlette du ministre
Harouna Mamadou Toureh que le cadre de concertation entre le département de
tutelle et la Maison de la presse et le Groupement professionnel des agences de
communication (GPAC) a été mis en place.
L’invité du jour a ainsi souligné les efforts
consentis par l’État en faveur des médias publics et privés. Selon lui, l’aide
publique à la presse s’élève, au titre de l’exercice 2018 à 2021, à plus de 600
millions de Fcfa.
S’ajoutent à cette aide, la rénovation de la Maison de la
presse (170 millions de Fcfa), la construction d’infrastructures destinées à
l’ORTM, à l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) et la Société
malienne de transmission et de diffusion (SMTD) pour 12 milliards de Fcfa et la
subvention accordée aux trois structures par l’État qui s’élève à plus de 7
milliards de Fcfa.
Concernant l’économie numérique, le département
de tutelle compte opérationnaliser deux pôles : le pôle numérique agricole et
le pôle numérique alphabétisation.
Le premier sera installé à Koulikoro avec la
présence de l’Institut polytechnique rural (IPR) pour permettre de développer
et de diversifier l’agriculture, alors que le deuxième sera basé à Sikasso pour
permettre aux utilisateurs des langues en lien avec le numérique de développer
leur économie. Pour la modernisation de l’administration, le ministère
s’appuie, entre autres, sur le e-commerce, la déclaration et le payement des
impôts en ligne, la visioconférence et la vidéosurveillance.
Namory
KOUYATÉ
Rédaction Lessor
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