L’objectif est de toucher au mois 100.000 femmes cette année contre 21.000 dépistées en 2022
Dans le cadre de l’organisation de la 2è édition de la campagne nationale intitulée : «Octobre
rose», l’Office national de la santé de la reproduction (ONASR) a organisé,
mercredi dernier dans ses installations, une journée d’orientation des
journalistes sur le cancer du sein et celui
col de l’utérus. La rencontre était suivie d’une conférence de presse
animée par le directeur de l’ONASR, Ben Moulaye Idriss, et le gynécologue, Dr
Sara Sissoko.
Le conférencier a invite les femmes à se faire
dépister gratuitement du 12 octobre au 12 novembre dans les structures de santé.
Selon lui, le cancer du sein et celui du col de l’utérus représentent des problèmes
majeurs dans notre pays du fait du diagnostic tardif de ces pathologies et de
l’augmentation du taux de mortalité lié à ces types de cancers. Et de rappeler
l’urgence de lutter contre le cancer à travers une mobilisation sociale, un dépistage précoce
chez le maximum de femmes.
Le lancement de la campagne «Octobre rose» est une manière pour le département
en charge de la Santé de sensibiliser les femmes à faire le dépistage, mais
aussi d’assurer une prise en charge gratuite des cas confirmés. À en croire Ben Moulaye Idriss, cette 2è édition est plus ambitieuse parce
que le dépistage se fera sur toute l’étendue du territoire national, dans
l’objectif de toucher au moins 100.000 femmes cette année contre 21.000 dépistées
en 2022. Le conférencier a aussi appelé tous les partenaires à se joindre au
ministère de la Santé et du Développement social pour mettre un frein à la
progression du cancer qui tue beaucoup dans notre pays.
Les cancers du sein et du col de l’utérus
prennent de l’ampleur au Mali. Mais sur environ 1.000 cas de cancer du sein
diagnostiqués chaque année, 8 sur 10 peuvent être guéris. Et sur 2.000 cas de
cancer du col de l’utérus recensés au Mali, 1.700 femmes en meurent chaque année,
selon le registre des cancers en 2020.
Le gynécologue
qui sait de quoi il parle, définit le
cancer du sein comme la présence de cellules anormales au niveau du sein
qui se multiplient de façon incontrôlée. Tandis que le cancer du col de l’utérus
est une tumeur maligne caractérisée par une multiplication anarchique des
cellules au niveau du col de l’utérus, due à la présence d’un virus appelé
Human-papilloma-virus (HPV).
Le
cancer du sein est généralement fréquent chez les femmes de plus de 40
ans, chez les femmes qui n’ont pas d’enfants (nullipares), celles qui font le
traitement à l’estrogène pendant la ménopause. L’obésité, la condamnation
d’alcool et de tabac sont aussi des facteurs favorisant, déclare le gynécologue.
Pour le spécialiste en gynécologie, on peut prévenir le cancer du col de l’utérus
à travers le vaccin et le dépistage précoce. Et d’expliquer que le diagnostic
du cancer du sein se fait par l’autopalpation de cet organe, après chaque fin
de cycle, et la mammographie.
Il affirmera que les deux cancers ne sont pas
contagieux. Chez une personne qui a des antécédents familiaux, un suivi régulier
par rapport au cancer du sein est nécessaire. Le médecin expliquera que le dépistage
des deux cancers se fera gratuitement dans les Centres de santé communautaire
(Cscom), les Centres de santé de référence (Csref), les hôpitaux et dans
certaines structures privées pendant la période de la campagne.
Lorsque la maladie est détectée, le traitement est gratuit au niveau du CHU du point G. Pour les lésions précancéreuses, le traitement se fait dans les Csref. Les cancers du sein et du col de l’utérus sont des maladies évitables et qu’on peut guérir. Les conférenciers ont donc invité les femmes à s’inscrire dans la prévention en mettant l’accent sur le dépistage précoce et la vaccination.
Rédaction Lessor
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