Entre autocritique et promesse de rachat, les cadres et le staff technique appellent à une union sacrée pour la suite de la compétition. Au coup de sifflet final du match contre les Comoriens, l'ambiance n'était pas à la fête chez les Aigles. Dans les travées du Complexe sportif Mohammed V de Casablanca, les visages des joueurs étaient ternes, conscients qu’ils étaient que le contenu du jeu n'a pas été à la hauteur des attentes.
L’arrière droit, Hamari Traoré, a pris la parole pour briser ce silence pesant. «Nous avons quatre finales devant nous. Rester avec une telle mine ne nous aidera pas. Il faut reconnaître que chacun a joué son rôle, mais l'heure est à la remobilisation pour présenter un nouveau visage aux 23 millions de Maliens», a-t-il lancé avec force à ses coéquipiers. «Les Comores ont formé un bloc solide, mais nous avons eu la possession et des occasions franches. Nous demandons pardon aux supporters. Dès ce samedi, ils verront une équipe métamorphosée», a promis l’arrière droit des Aigles.
Soutenu par un sélectionneur, Tom Saintfiet, apparu marqué par la pression mais résolument tourné vers l'avenir, le groupe a reçu un message de pragmatisme : «L'important est que nous soyons qualifiés. On va continuer à travailler pour ajouter ce qui manque à cette équipe», a déclaré le technicien belge sous les ovations des joueurs.
Le capitaine Yves Bissouma a, de son côté, fixé un cap clair : rester au Maroc jusqu'au soir de la finale. «L'Afrique sera surprise du nouveau visage du Mali», a martelé le milieu de terrain,, assurant que les enseignements des trois matches de poule seront tirés. Le gardien de but, Djigui Diarra, a quant à lui insisté sur l'esprit de groupe : «La récréation est terminée, place au travail. Si nous voulons le respect du public, nous devons présenter un autre visage, en gagnant les quatre matches à venir». Pour sa part, le défenseur central Ousmane Camara a rappelé la priorité du moment.
«L’objectif était vraiment de sortir de la poule. Maintenant que c'est fait, il va falloir travailler sans relâche, afin de signer impérativement notre première victoire dans cette CAN. Nous avons besoin de la force des supporters pour continuer la mission», a dit le sociétaire d’Angers, pendant que le milieu offensif Mahamadou Doumbia pointe avec lucidité les lacunes offensives : «Nous avons un sérieux problème en attaque. Chacun connaît ses faiblesses et travaille pour y remédier. Ce sera notre cadeau pour la nouvelle année 2026».
Présent pour galvaniser les troupes, le 1er vice-président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Moussa Silvain Diakité, a rappelé l'enjeu de la phase à élimination directe : «Il n'y aura plus de match nul. Vous avez promis de rentrer le 19 janvier, alors travaillez en groupe et donnez le meilleur de vous-mêmes».
Rendez-vous est donc pris pour ce samedi avec le choc contre la Tunisie pour une place en quarts de finale.
Envoyés spéciaux
depuis Casablanca
Djeneba BAGAYOGO
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