La
campagne agricole 2022-2023 a démarré dans un contexte socio-économique
difficile en 5è région, à cause de l’insécurité récurrente, la réduction
de la mobilité des paysans et des agents techniques, la flambée des prix et le
déplacement massif des populations. Sur le plan climatique, on note un
démarrage précoce de la campagne dans les 4 cercles de la région à savoir
Djenné, Mopti, Ténenkou et Youwarou où les pluies se sont installées tôt
comparativement à la dernière campagne.
Du début de l’hivernage à nos jours, la
répartition des pluies a été assez bonne dans le temps et dans l’espace, sauf
que courant mois d’août il y a eu surabondance par endroits avec stagnation
d’eau dans certaines parcelles ayant influencé les opérations culturales tel
que le sarclage et entraîné des pertes de culture. C’est le constat établi par
la direction régionale de l’agriculture de Mopti.
Situé
dans le Delta intérieur du Niger, la Région de Mopti, avec son potentiel
agro-sylvo-pastorale avéré, a reçu des quantités de pluies supérieures à celles
à l’année dernière et à la moyenne inter pluriannuelle. Ainsi, à la date
du 10 septembre 2022, le cumul le plus élevé a été de 630 mm en 36 jours enregistré
à Ténenkou contre 527 mm en 33 jours pour une moyenne pluriannuelle de 447 mm.
Pour la même période, le cercle le moins arrosé a été Youwarou, avec un
cumul de 483 mm en 29 jours contre 176 mm en 17 jours en
2021.
Considéré comme une année exceptionnelle, le plan hydrologique est marqué
par une hausse remarquable supérieure à l’année passée à la même date avec un
écart de 22 cm sur les 2 principaux cours d’eaux, le Niger et le Bani. Le poste
de mesure de Mopti affiche 6,25 mètres contre 6,03 m en 2021 et celui de Nataga
est à 6 mètres contre 5,78 m l’année dernière. Malgré ces conditions
climatiques et hydrologiques favorables à une bonne production agricole, les
producteurs sont inquiets pour n’avoir pas bénéficier à souhait d’engrais
subventionnés.
«Nous, paysans, avions fait ce que nous pouvons en terme
d’emblavures. Au regard de la situation sur le terrain, nous avions souhaité
que l’État nous appuie avec des quantités conséquentes de semences et
d’engrais. Mais, ces doléances n’ont pas été satisfaites et il est de plus en
plus difficile pour les paysans éprouvés par la conjoncture d’accéder aux
fertilisants, dont le sac de 50 kg est cédé entre 37.500 Fcfa et 40.000 Fcfa
sur le marché», souligne Oumar Djiga, membre de la coopérative Djigiya de
Médina coura.
Pour
le chef de la division conseil et vulgarisation agricole (DCVA) à la direction
régionale de l’agriculture de Mopti, Daouda Koné avec les conditions agro
climatiques et hydrologiques favorables, les difficultés de démarrage ont été
transcendées. À ce jour, les réalisations d’emblavures sont de 230.139
hectares, soit un taux de 84% des prévisions contre 81% en 2021 pour le riz.
Pour les cultures sèches, sur une prévision de 255.783 hectares, les
réalisations ont porté sur 246.474 hectares, soit 96% contre 84% en 2021. Avec
ces réalisations, la région entend produire environ plus de 1,140 million
de tonnes de céréales toutes spéculations confondues pour jouer sa partition
dans l’autosuffisance alimentaire du pays.
L’état
végétatif des plants est bon dans l’ensemble et l’aspect général des champs est
satisfaisant, a indiqué le technicien. Avant de décliner le stade d’évolution
des cultures, dont 75% des emblavures en céréales sèches sont au stade de
tallage, montaison et fleuraison, le riz est au stade levé feuille, tallage et
montaison par endroits et les légumineuses sont au stade ramification,
fleuraison et fructification.
À propos des intrants, Daouda Koné explique que
beaucoup d’efforts ont été déployés pour appuyer les producteurs en engrais. Pour
la subvention cette année, l’accent a été mis sur l’engrais organique au
détriment des engrais minéraux (DAP, NPK et urée). Ainsi, la région
a reçu 13.900 tonnes d’engrais cette année contre 7.020 tonnes en 2021.
Cette
dotation est essentiellement composée de fumure organique pour 12.665 tonnes,
soit 91%. Pour la campagne en cours pour un besoin de 8.000 tonnes en urée, ce
sont 720 tonnes qui ont été placées contre 5.000 tonnes la
précédente campagne, 117 tonnes de DAP contre 562 en 2021 et 412 tonnes de NPK
contre 1.482 l’année dernière. Ce déséquilibre dans l’approvisionnement en
engrais alimente les suspicions qui sont nées entre les producteurs, les
fournisseurs et l’État autour de la subvention d’intrants dans notre
région, explique le technicien.
Nonobstant l’existence de populations habituelles d’oiseaux granivores dans la
zone inondée, la situation phytosanitaire est calme. Au regard de l’allure des
pluies et selon les prévisions, la pluviométrie doit se poursuivre au courant ce mois et cela augure d’une bonne campagne
agricole et l’on peut raisonnablement s’attendre à avoir de bonnes récoltes,
conclut Daouda Koné. Il conseille cependant aux producteurs de
rester vigilants, de suivre les bulletins hydro-agro-météorologiques, de surveiller
la mobilité des nuisibles et de suivre les itinéraires techniques.
Dramane COULIBALY
Amap-Mopti
Rédaction Lessor
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