La
délégation était conduite par le Président du Conseil de régulation de
l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)
du Burkina Faso, Dr Pasteur Poda. Elle comprenait notamment le Président de
l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de
l’information et de la communication et des postes (AMRTP), Saïdou Pona
Sankaré, ainsi que la Directrice générale de l’Autorité de régulation des
communications électroniques et de la poste (ARCEP) du Niger, Moussa Zeinabou
Seyni. Réunis à Ouagadougou en vue de la signature de cette convention, les
responsables des trois institutions sont venus présenter au Premier ministre
les avancées de leur coopération et les perspectives de coordination de leurs missions.
Le Chef du
gouvernement a félicité les régulateurs pour cette initiative, qui s’inscrit
dans le droit fil des idéaux de souveraineté portés par les trois Chefs d’État
de l’AES. Il les a encouragés à aller au-delà des paraphes pour donner à leur
coopération une portée concrète, à la hauteur des enjeux de consolidation de
l’espace confédéral. « Cette convention est stratégique. Travaillez à ce
qu’elle soit suivie d’actions concrètes en faveur des populations. Engagez-vous
résolument pour que cette convention participe au renforcement de l’espace
confédéral », a exhorté le Premier ministre. Face aux mutations du secteur des
télécommunications, le Chef du gouvernement a insisté sur la nécessité
d’anticiper les enjeux de protection des populations. Il a également appelé les
régulateurs à harmoniser leurs positions face aux grands opérateurs, afin de
préserver les intérêts des usagers et la souveraineté des trois États. À
l’issue de l’audience, Dr Pasteur Poda a expliqué que la convention vise à
instituer un cadre formel de coopération renforcée entre les trois autorités.
Il a souligné que les orientations du Premier ministre confortent leur volonté
de faire de cet instrument un levier d’action au service des populations de la
Confédération. Parmi les chantiers prioritaires figure l’itinérance des
communications mobiles, communément appelée «roaming». L’enjeu est de veiller à
l’application effective des engagements pris afin que les usagers bénéficient
pleinement de l’intégration des services de communications électroniques dans
l’espace AES.
«Il faut
s’assurer de l’effectivité de ce roaming. Et pour cela, il faut une action
permanente et concertée entre les trois régulateurs afin que nous puissions
engranger les réels bénéfices attendus», a précisé Dr Pasteur Poda. La
coopération portera également sur la gestion et le contrôle des fréquences dans
les zones frontalières, pour améliorer la qualité et la disponibilité des
services de communication. Dans le secteur postal, les trois institutions
entendent renforcer leur collaboration afin de faciliter la circulation des
colis entre les pays membres.
La
mutualisation des expertises et le partage d’expériences doivent, par ailleurs,
permettre de renforcer les capacités d’intervention des régulateurs. Une
concertation accrue dans les instances internationales est aussi envisagée pour
mieux défendre les intérêts communs des États de l’AES.
À travers
cette convention, les trois autorités de régulation entendent ainsi contribuer
à la construction de l’espace confédéral. Le Premier ministre leur a fixé un
cap : faire de cette coopération un instrument de protection des populations,
d’amélioration des services et d’affirmation de la souveraineté.
Source : DCRP/Primature
Rédaction Lessor
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