Ces troupes s’illustreront dans différentes disciplines, notamment la pièce de théâtre, la danse traditionnelle, le solo de chant et l’ensemble instrumental
C’est dans une atmosphère à la fois solennelle et festive que s’est ouverte, lundi dernier dans la prestigieuse salle Tientiguiba Danté de Ségou, la phase locale de la Biennale artistique et culturelle qui se tiendra cette année à Tombouctou 2025 en décembre prochain. La cérémonie d’ouverture était présidée par le préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, en présence du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra et d’autres invités.
Pour l’occasion, le directeur régional de la culture de Ségou, Adama Traoré, a félicité les membres de la commission d’organisation et toute la population pour la mobilisation exemplaire. Il a précisé que les troupes des communes du Cercle de Ségou s’illustreront durant cinq jours dans différentes disciplines, notamment pièce de théâtre, danse traditionnelle, solo de chant et ensemble instrumental pour magnifier l’unité nationale et ériger une barrière contre la division. Il s’agira aussi de délivrer des messages de portée éducative, mais surtout de toucher du doigt les maux qui rongent notre société.
Placée sous le signe de l’Année de la culture, décrétée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, à travers le projet «Culture Mali 2025», «Tombouctou 2025» a pour objectif global de faire de la culture un levier de transformation sociale et économique, repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissance culturelle.
Culture Mali 2025 permettra aussi de mettre en avant les territoires, les talents, les savoirs locaux pour stimuler un nouvel âge d’or de la culture malienne, renforcer la promotion et revitalisation du patrimoine culturel, matériel et immatériel en lien avec les légitimités traditionnelles. Mais aussi de promouvoir la renaissance culturelle, de mobiliser l’ensemble des acteurs pour faire rayonner à nouveau le Mali sur la scène internationale. Dans cette perceptive, le préfet du Cercle de Ségou a adressé ses remerciements aux autorités de la Transition pour l’initiative de faire participer le niveau local. Il a salué l’engagement collectif qui a permis l’organisation de ce rendez-vous local, en dépit des aléas d’une année singulièrement difficile. «Cette phase locale est le fruit d’un travail collectif, d’une passion partagée et d’une volonté de mettre en lumière la richesse et la diversité de notre scène artistique», a déclaré Daouda Diarra.
Par ailleurs, il a insisté sur l’importance de la Biennale qui reste un espace de rencontre et de dialogue. «C’est l’occasion de découvrir de nouveaux talents, d’échanger avec des professionnels du monde de la culture, de partager nos impressions et nos émotions avec le public. Nous sommes convaincus que cette manifestation culturelle contribuera à renforcer les liens entre les artistes, les acteurs culturels et le public, et à susciter un intérêt renouvelé pour la création artistique», a indiqué Daouda Diarra. Et de remercier artistes, maires, partenaires et autres bénévoles qui ont rendu possible la réalisation de cette phase locale.
Dans son allocution de bienvenue, le maire a souligné que la Biennale, bien plus qu’un événement, est un espace d’expression identitaire, une vitrine du génie créatif de la jeunesse. «Tombouctou 2025 renoue dans son parcours avec la phase locale auparavant appelée semaine locale, moment que nous gardons en souvenir et qui contribue, au-delà de son caractère d’émulation festive entre les communes, à promouvoir la paix et la cohésion sociale dans notre cercle connu pour sa notoriété dans le domaine de l’art et de la culture», a dit l’édile. Nouhoun Diarra a salué le leadership managérial et l’engagement du préfet de Ségou, également président de la commission d’organisation, avant d’exhorter les collectivités territoriales à accompagner, soutenir et encourager cette dynamique. Afin que Ségou continue de jouer son rôle de capitale culturelle du Mali.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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