Vendeurs de toutes sortes de marchandises (alimentation en passant par les animaux, les matériels informatiques et de téléphonie, etc.), et employés des transports en commun sont perpétuellement aux aguets prêts à héler le moindre passant en vue de conclure une affaire d’argent.
À quelques
kilomètres de ce bazar, l’unité de production agro-alimentaire «Espoir 2008» a
installé son moulin solaire. L’entreprise est opérationnelle depuis 2017 dans
le secteur de Niamana Sikoro.
Elle transforme 50 kg de riz étuvé par jour en
divers produits. Aux environs de 12 heures, la machine à moudre répand un bruit
fort à l’intérieur d’une pièce. La cheffe de production, Mariam Tiama, vêtue
d’une blouse blanche, verse du riz étuvé dans l’entonnoir du moulin. «Nous
transformons ce céréale en couscous de riz, attiéké, djouka, gnougouba layèlin,
laro (recettes alimentaires locaux)», explique-t-elle. Le kilogramme coûte
entre 1.000 Fcfa et 1.750 Fcfa. Récemment, celle qui est la cheffe de l’unité
de production a reçu une commande de 1.000 kg destinée à l’un de nos
ressortissants vivant en France.
En cette veille du mois de Ramadan,
justifie-t-elle, les produits sont sollicités. Durant la période d’activités
intenses, l’unité de production peut employer cinq personnes contre deux en
temps normal. Grâce à ce métier, Mariam Tiama a abandonné la vie oisive depuis
deux ans. Sa détermination permet à l’entreprise d’enregistrer des succès. Elle
possède trois aires de vente de ses produits et ambitionne de s’implanter
d’abord à Koutiala avant de conquérir les autres régions.
Ces espaces, indique la promotrice Mme Coulibaly Mariam Keita, propose une variété de recettes alimentaires locales et de la restauration rapide. Elle poursuit que l’unité de production a obtenu son label dénommé «Balo latika». Elle souhaite donner de la notoriété à notre pays dans le monde en termes de transformation des aliments locaux. La promotrice précise que le Fonds d’appui à l’autonomisation et à l’épanouissement de l’enfant (Fafe) a appuyé son unité en termes de formation en transformation agro-alimentaire, de respect des normes et des conditions d’hygiène. Y compris la dotation en emballage, des kits de lavage et un financement pour l’obtention des matières premières ainsi que l’apprentissage des techniques de mise en relation avec des agriculteurs pour l’approvisionnement en matières premières. «Ces soutiens nous ont été d’un grand appui», confie Mme Coulibaly Mariam Keita.
ÉQUIPEMENTS
MODERNES- La même satisfaction se lit sur le visage des femmes de l’Association
malienne pour l’épanouissement des veuves et des orphelins (Amevo). Le
regroupement qui siège à Magnambougou en
Commune VI du District de Bamako, transforme les céréales en plusieurs aliments
précuits (boules de mil, djouka, dèguè, etc.).
L’Association de 36 membres, a été créée en 2011. Elle a bénéficié de
formation, de coaching, d’intrants et d’équipements de transformation
(bassines, seaux, marmite et séchoir) du Fafe à travers l’Association de
soutien au développement des activités de population (Asdap).
Ses produits
emballés sont vendus par kg à des prix allant de 1.000 à 2.000 Fcfa. Sa
production quotidienne se chiffre à 50 kg par jour contre 3 tonnes de céréale
variées lors des foires. «Nos produits nous permettent de subvenir à nos
besoins personnels et familiaux», se réjouit la présidente de l’Amevo vêtue
d’une blouse. Et d’indiquer que son association jouit d’une grande renommée
dans le domaine de l’agro-alimentaire. «On fréquente les foires du pays et de
la sous région. Nous avons exposé également en France», assure Mme Coulibaly
Fatimetou Zoubèye, avant de préciser que ses produits sont disponibles dans
certaines boutiques et supermarchés.
L’Association est
une véritable école pour les jeunes filles en quête de savoir-faire culinaire.
Une centaine d’entre elles a bénéficié des formations sur la transformation des
céréales en aliments précuits. Depuis cinq ans, l’Amevo a renforcé son
initiative en créant l’entreprise «Set services». Selon la transformatrice, la
demande des clients dépasse leur capacité de production. Pour satisfaire ce
besoin, Mme Coulibaly Fatimetou Zoubèye souhaite créer une unité de production
industrielle. Dans le domaine de la saponification, Mme Diakité Djénéba Sy est
un exemple dans la formation et la fabrication semi industrielle d’une gamme de
savons (kabakourouni, savon liquide, eau de Javel, savon de gommage) depuis 4
ans.
Elle utilise du jus de la carotte fraîche et du concombre ainsi que des
colorants en la matière. Selon elle, les clients sont nombreux à saluer les
bienfaits de ses produits. Pendant la période d’intenses activités, la
promotrice de «savon Nènè» peut produire 200 savons par jour et 100 bidons de
1,5 litre de savon liquide. Actuellement, les produits souffrent des
difficultés d’écoulement.
Au premier étage de son domicile, notre interlocutrice a installé ses équipements de production. Les matériels (bassine, table de fabrication de savon et moule savon) gisent dans la poussière. L’entrepreneure à la grande taille se souvient de ses débuts dans ce métier. «J’étais membre d’une association qui m’a permis de suivre une formation en saponification. J’aime le savon. J’ai décidé de prendre à bras le corps le métier. Ce travail m’a été d’un grand soutien», confie l’habitante de Baco Djicoroni ACI. Et de rappeler qu’il y a deux ans, elle a exposé en France des savons que les visiteurs ont énormément appréciés. Elle soutient que le travail de qualité paie toujours.
Mohamed DIAWARA
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