À Tombouctou les braquages, assassinats ciblés et autres
crimes et délits freinent sérieusement les activités génératrices de revenus
des populations locales, particulièrement celles des jeunes dont la plupart
pratiquent le commerce, l’agriculture, l’élevage et la pèche. Cette situation
d’insécurité entrave sérieusement leur libre circulation en dehors de la ville
les empêchant de mener leurs activités.
C’est pourquoi, les jeunes ont pris
l’initiative de créer le Réseau des jeunes Tombouctiens pour la paix (RJTP).
C’est le 21 mars que le RJTP a officiellement lancé ses activités,
aboutissement d’un travail collectif entrepris au début de cette année
2022. Ce réseau de jeunes vise à établir une plateforme de
dialogue et de réflexion sur les défis de la participation effective des jeunes
dans la gestion participative et inclusive des questions de sécurité dans la région.
Selon Alhousseini Aguissa, président du RJTP l’attente d’un
dénouement heureux de la situation sécuritaire à Tombouctou a trop duré. « Dans
le souci de recoudre le tissu social fragilisé par les tensions ethniques et
communautaires qui détruisent peu à peu les relations séculaires entre nos
communautés, nous la jeunesse et l’avenir de cette ville sainte, avons décidé
de mettre en place ce réseau afin de résoudre nous-mêmes nos problèmes à
travers la sensibilisation des jeunes des différentes communautés de la ville, »
a-t-il déclaré.
Le sous-préfet de Tombouctou Abdoul Karim Koné, représentant
du gouverneur a pour sa part, salué l’esprit d’ouverture de cette nouvelle génération
de Tombouctou pour avoir pris une telle initiative. «Je dois rappeler que cette
Association, avant même qu’elle ne soit formelle a beaucoup contribué à
l’apaisement des tensions dans la ville lors des derniers incidents sécuritaires,
d’où notre disponibilité à les accompagner dans leurs actions quotidiennes»,
a-t-il rassuré.
Les Résolutions 2250 (2015) et 2419 (2018) du Conseil de sécurité
des Nations unies, réaffirment que les jeunes apportent une contribution
importante et constructive au maintien et à la promotion de la paix et de la sécurité.
établissant un lien entre cette initiative citoyenne et le
concept de Police de proximité qui fait intervenir les populations dans la
gestion de leur sécurité, la commissaire de police Sanou Diouf, commandante régionale
de la Police des Nations unies (UNPOL), a rassuré les jeunes de l’appui
constant de la Mission onusienne. Ceci, pour leur permettre de jouer davantage
leur rôle dans la gestion et la préservation des conflits au bénéfice des
communautés.
«Nous sommes conscient de la nécessité de renforcer les capacités
de nos collaborateurs des services de sécurité malienne pour mieux garantir la
protection des populations civiles. Pour cela, nous vous réitérons l’engagement
de la Minusma à soutenir dans la mesure du possible les initiatives en faveur
de la police de proximité, des campagnes dirigées sur la lutte contre les
Violences basées sur le genre (VBG), contre la prolifération des armes légères
de petit calibre ainsi que l’extrémisme violent» a martelé la commissaire Sanou
Diouf.
Dans la même dynamique de sécurisation des personnes et de
leurs biens à Tombouctou, le 16 mars dernier, le comité des jeunes du quartier
de Tombouctou en collaboration avec les Forces de sécurité, a organisé une
table ronde afin de trouver les voies et moyens d’améliorer la situation sécuritaire
dans la ville. Cette concertation, première du genre à Tombouctou, a permis aux
participants d’identifier des actions pertinentes à mener en la matière. Cette
séance interactive a fait intervenir la police nationale du Mali et la Police
des Nations unies.
Selon le commissaire adjoint Broulaye Coulibaly, ce genre de
discussions ouvertes est indispensable, non seulement pour l’amélioration des
liens de confiance et de collaboration entre les différents acteurs, mais aussi
pour la réussite de la mission de la police en matière d’identification des
menaces et activités illégales.
La participation de la Police des Nations unies aux échanges traduit également l’excellente collaboration entre police malienne et police onusienne. Une collaboration plus que nécessaire dans le contexte actuel de menaces et risques asymétriques qui caractérisent la situation sécuritaire de la région.
Source : Minusma
Rédaction Lessor
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