La session a examiné et jugé 56 dossiers et un autre sur les intérêts civils impliquant 111 accusés
Débutée le lundi 5 août dernier avec 43 affaires criminelles inscrites au rôle, la session a examiné et jugé 56 dossiers et un autre sur les intérêts civils impliquant 111 accusés pour un pourcentage d’exécution de 100%. Au cours de ces assises, la Cour a prononcé des sanctions à la hauteur des infractions criminelles commises. Les jurés ont, durant la session, rendu 72 arrêts permettant aux accusés d’être fixés sur leur sort.
Ainsi, 10 accusés ont écopé de la peine capitale, 6 de la réclusion à perpétuité, 43 autres de la réclusion à temps (5 à 20 ans de prison), 20 condamnations à la peine d’emprisonnement ferme (de 2 à 5 ans) et 8 arrêts d’acquittement. La Cour a délibéré sur 8 arrêts de condamnations civiles et une extinction d’action publique pour cause de décès. Le montant total des condamnations civiles est de plus de 15 millions de Fcfa et les amendes prononcées sont de 2,2 millions de Fcfa.
Dans son réquisitoire, le procureur général près la Cour d’appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara, a rappelé la nature des affaires examinées et toutes jugées lors de cette session, à savoir 13 cas d’assassinat, 4 cas de meurtre, 10 cas de coups mortels, 2 cas d’infanticide, 7 cas de coups et blessures volontaires. À celles-ci s’ajoutent 11 cas de viol (souvent commis en bande), un cas d’attentat à la pudeur, 13 cas de vol qualifié et 6 cas d’association de malfaiteurs.
Selon le magistrat, toutes ces affaires sont des infractions de violence physique, corporelle ou psychologique qui nous renseignent clairement que notre société s’est résolument installée dans la barbarie, aggravée à la faveur du conflit multidimensionnel et la guerre asymétrique imposés à notre pays par des forces obscures sans foi ni loi.
«Les victimes survivantes et les ayants-droit de celles qui n’ont pas survécu à cette barbarie inédite, n’ont demandé lors de leur comparution qu’une seule chose, à savoir de rendre justice en renonçant à la réparation matérielle ou pécuniaire. Ainsi, la justice sans faiblir doit jouer pleinement sa partition et l’analyse rétrospective des décisions rendues par la Cour lors de cette session donne confiance que notre justice, loin de se résigner, apporte la réponse adéquate et appropriée face aux crimes», a indiqué le procureur.
Il a salué le courage, l’abnégation, la détermination et l’engagement appréciable de tous les acteurs qui ont permis l’atteinte des résultats très satisfaisants : magistrats, avocats, huissiers-commissaire de justice, greffiers et secrétaires de greffes, assesseurs, officiers de police judiciaire et surveillants de prison.
Le procureur a adressé une mention spéciale aux Forces armées maliennes (FAMa) pour avoir sécurisé le transfèrement des détenus en toute responsabilité. «Nous devons toujours continuer à cultiver cette saine émulation qui a pour mot d’ordre la gestion axée sur le résultat a conclu le procureur général», a-t-il soutenu. Le représentant du barreau, Me Mahamadou Sidibé, a félicité la Cour pour la diligence dans l’organisation de la session et la qualité des décisions nonobstant des cas de condamnation à mort. Il a aussi plaidé pour que la période transitoire entre les sessions d’assises ne soit pas trop longue pour que les détenus soient fixés sur leur sort.
Le premier président de la Cour d’appel, Gaoussou Sanou, s’est réjoui des peines prononcées qui, selon lui, sont à la hauteur des crimes pouvant dissuader certains délinquants. Tout en saluant le barreau pour leur pleine participation aux débats, il a rappelé que l’assistance de l’avocat est une exigence légale.
Dramane COULIBALY / Amap - Mopti
Depuis jeudi dernier, les éleveurs maliens sont autorisés à exporter leur bétail en Côte d'Ivoire. L'information a été donnée, ce vendredi 22 mai, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah lors de la plénière du Conseil national de Transition ( CNT )..
La plénière du Conseil national de Transition ( CNT ) s’est poursuivie, ce vendredi 22 mai au Centre international de conférences de Bamako, avec l'adoption du projet de loi portant règlement du budget de l´Etat 2023..
Une semaine après le lancement officiel des opérations de curage des collecteurs et caniveaux dans le District de Bamako, les autorités intensifient le suivi des travaux en vue de prévenir les risques d’inondation durant l’hivernage..
La fête de Tabaski, ou Aïd al-Adha (fête du sacrifice) sera célébrée le mercredi 27 Mai dans notre pays. À quelques jours de cet important événement, les marchés à bétail de Ségou connaissent une faible fréquentation. Les clients se font toujours attendre. C’est le constat fait par .
Un violent incendie s’est déclaré mercredi 21 mai 2026, aux environs de 19h, au cœur du Grand Marché de Bamako, près de la Galerie Djigué, sur la rue Brière de Lisle..
Le gouverneur de Kidal, le Général El Hadj Ag Gamou, a affirmé avoir survécu à une «grande attaque terroriste coordonnée» lors des événements survenus le 25 avril dernier dans plusieurs localités du Mali, notamment à Kidal, selon une interview accordée ce samedi 16 mai, à l’Office de.