C'était en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, de la ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabané.
Placée sous le thème « L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie », la rencontre a réuni pendant cinq jours administrations publiques, startups, PME, opérateurs, chercheurs, universitaires et partenaires autour des enjeux de la transformation digitale. Les échanges ont notamment porté sur les infrastructures numériques, la modernisation de l’administration, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les fintechs et l’innovation.
Au nom des ministres chargés du numérique des États de la Confédération des États du Sahel (AES), la ministre burkinabè a souligné que le numérique constitue désormais un facteur de compétitivité économique, de modernisation de l’action publique, d’inclusion sociale, de sécurité et de souveraineté. Dr Aminata Zerbo/Sabané a relevé les avancées enregistrées dans les pays de l’AES, tout en appelant à poursuivre les efforts. Quatre défis majeurs doivent, selon elle, être relevés à savoir l’expertise locale, les infrastructures, la souveraineté numérique et le financement. Elle a également plaidé pour l’émergence de champions et de licornes capables de créer de la valeur dans l’espace sahélien.
Pour sa part, le Premier ministre a rappelé que les grandes puissances de demain seront celles qui maîtriseront la connaissance, les données, les technologies et l’innovation. Le Général de division Abdoulaye Maïga a insisté sur la nécessité de faire de la jeunesse malienne non plus une simple consommatrice, mais une créatrice, une innovatrice et une exportatrice de technologies. Le gouvernement entend, dans cette perspective, poursuivre ses investissements dans la formation, les compétences numériques, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat technologique.
Pour le chef du gouvernement, la transformation digitale constitue avant tout un projet de société qui nécessite une mobilisation de l’État, du secteur privé, des universités, des collectivités, des innovateurs et de la diaspora. Il a cité parmi les priorités la modernisation de l’administration, le développement des infrastructures, le renforcement de la cybersécurité, le déploiement de l’identité numérique et la promotion des paiements électroniques.
Le Mali entend également renforcer sa coopération avec les autres États de l’AES en vue de construire un espace numérique sahélien intégré. Le Premier ministre a également instruit le ministre chargé de l'Économie numérique de veiller à la mise en œuvre des recommandations issues de la rencontre.
La cérémonie a été marquée par le lancement du recrutement de la première cohorte d’un programme de formation de 15 000 jeunes aux métiers du numérique, dans le cadre d’une convention avec l’Association Kabakoo. La visite des stands et une démonstration d’une technologie de détection d’intrusion développée par le Centre d’intelligence artificielle et de robotique (CIAR) ont clôturé cette 4è édition.
Amadou GUEGUERE
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Dans un contexte marqué par les crises sécuritaire, énergétique et économique, le numérique offre aux entreprises maliennes de nouvelles capacités d’adaptation pour maintenir leurs activités et préparer l’avenir.
Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.
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En cinq ans, le Commissariat à la sécurité alimentaire a distribué plus de 135.000 tonnes de céréales et développé des actions de résilience. Son défi : renforcer les stocks et réduire durablement la vulnérabilité des populations.