Le ministre Alhamdou Ag Ilyène devant le stand de l’AMAP
Ce ne sont plus seulement les technologies qui impressionnent, mais ceux qui les créent. Hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la 4è édition de la Semaine du numérique a offert une image forte : celle d’une jeunesse malienne curieuse, engagée et déterminée à conquérir les métiers de demain. En marge des activités, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a parcouru les stands avant la visite officielle prévue aujourd’hui avec ses homologues du Burkina Faso et du Niger.
Robotique, intelligence artificielle, solutions numériques : les innovations présentées ont retenu son attention. Mais plus encore, c’est l’engouement des jeunes pour les masterclass et les sessions thématiques qui l’a marqué. «J’ai pu constater vraiment un grand engouement et l’engagement de tous les participants», s’est réjoui le ministre. Une session de formation a rassemblé près d’une centaine de jeunes filles et garçons. Particularité notable : les filles étaient plus nombreuses.
Pour Alhamdou Ag Ilyène, cette mobilisation confirme la nécessité d’investir dans la jeunesse, conformément aux orientations des autorités de la Transition. «Nous avons travaillé pour l’avenir (…) particulièrement la jeunesse féminine», a-t-il déclaré. Un signal qui ne trompe pas. La jeunesse veut apprendre. Elle veut comprendre. Mais surtout, elle veut créer. Parmi les innovations, la robotique et l’intelligence artificielle ont particulièrement impressionné le ministre. «J’ai été impressionné par tout ce qui s’est fait au niveau de la robotique. (…) Au niveau de l’intelligence artificielle, les jeunes s’y mettent beaucoup et ont fait beaucoup de prouesses», a-t-il témoigné.
Mais l’enthousiasme doit désormais céder la place à la structuration.
Le ministre a indiqué avoir demandé que les initiatives soient encadrées par les techniciens, afin de permettre aux projets de répondre aux besoins réels des populations. Le défi est immense : transformer les idées en solutions, les solutions en activités et les compétences numériques en emplois. La révolution numérique doit également gagner l’administration. Pour le ministre, sa modernisation constitue un devoir pour le gouvernement. Des avancées existent déjà dans l’état civil, les casiers judiciaires et le recouvrement des recettes publiques, notamment au niveau du ministère chargé des Finances. Mais le chemin reste long.
La Semaine du numérique ne doit donc pas être seulement une vitrine. Elle doit être un accélérateur. Car le véritable spectacle, hier au CICB, n’était pas celui des robots. C’était celui d’une jeunesse qui veut désormais écrire elle-même le code de son avenir.
Amadou GUEGUERE
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Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.
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