Au titre des infrastructures numériques et de la connectivité, les participants ont notamment recommandé l’élaboration d’une stratégie nationale de déploiement de la fibre optique intégrant les réseaux terrestres, aériens et fluviaux, ainsi que la poursuite du développement d’une dorsale nationale en fibre optique sécurisée, reliant l’ensemble des régions du pays. Ils préconisent également l’actualisation de la stratégie nationale d’accès universel, assortie d’une cartographie des zones blanches.
Les participants proposent, en outre, l’élaboration d’une loi faisant de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD-SA) l’opérateur national unique des infrastructures de transport, de transmission, de stockage et de diffusion. Ils recommandent également le déploiement effectif de la PKI nationale et des premiers services publics fondés sur la signature électronique.
Le renforcement des compétences figure également parmi les priorités. Les participants préconisent l’élaboration d’une stratégie de formation dans les métiers du numérique, notamment en cybersécurité, en intelligence artificielle, en science des données (Data Science) et en génie logiciel.
Sur le plan de la gouvernance, de l’architecture institutionnelle et du financement durable du numérique, la mise en place d’un Conseil national du numérique et d’un cadre permanent de concertation entre les structures du secteur figure parmi les principales propositions. Les participants souhaitent également la création d’un fonds dédié au numérique pour soutenir et financer les initiatives locales.
En matière de cybersécurité, de confiance numérique et de gouvernance de l’intelligence artificielle, ils recommandent de poursuivre le renforcement des capacités des jeunes et des décideurs à travers des programmes de formation adaptés aux enjeux de la cybersécurité. L’élaboration d’une stratégie nationale de l’intelligence artificielle figure également parmi les recommandations.
À l’échelle de la Confédération des États du Sahel (AES), les participants proposent l’établissement d’un protocole d’accord entre les États membres afin d’harmoniser les bonnes pratiques et la gestion de l’intelligence artificielle.
L'élaboration et la mise en œuvre d’une loi sur les startups sont recommandées afin de mieux soutenir et financer les innovations numériques.
Amadou GUEGUERE
À sa 25e assemblée générale, l’APSFD-Mali a dressé le bilan d’un secteur en progression et appelé à accélérer sa transformation.
La direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence s’est investie pour assurer un approvisionnement régulier de la Cité des rails en produits de grande consommation; notamment les hydrocarbures. Elle a permis aux opérateurs économiques de renforcer leur résilience.
Dans un contexte marqué par les crises sécuritaire, énergétique et économique, le numérique offre aux entreprises maliennes de nouvelles capacités d’adaptation pour maintenir leurs activités et préparer l’avenir.
Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.
Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.
En cinq ans, le Commissariat à la sécurité alimentaire a distribué plus de 135.000 tonnes de céréales et développé des actions de résilience. Son défi : renforcer les stocks et réduire durablement la vulnérabilité des populations.