La reprise des cours est fixée au jeudi 1er octobre
La rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la direction nationale de l’enseignement secondaire général, a permis d’aborder plusieurs questions essentielles : la sécurisation des écoles, la disponibilité des personnels, la situation des établissements fermés et l’orientation des nouveaux titulaires du diplôme d’études fondamentales (DEF). La réunion était présidée par Augustin Poudiougou, secrétaire général par intérim du ministre de l’Éducation nationale. Les membres du cabinet élargi du ministère y assistaient également. Sur le processus d’orientation des nouveaux détenteurs du DEF, les responsables ont indiqué que les travaux avancent. Un rapport de la commission a déjà été déposé auprès du département en charge de l’Éducation et les résultats devraient être disponibles bientôt.
Concernant les écoles fermées, les chiffres communiqués font état de 2.444 établissements actuellement fermés. Tous sont situés dans le centre du pays et concernent exclusivement le niveau fondamental. Ils représentent environ 10 % de l’ensemble des plus de 22 000 établissements scolaires du pays.
Dans son intervention, Augustin Poudiougou a souligné que cette rencontre s’inscrivait dans une volonté commune de maintenir un dialogue permanent sur les grandes questions du système éducatif. Il l’a présentée comme un moment d’information, d’écoute, de partage et de discussion, destiné à consolider les avancées déjà enregistrées grâce à la synergie des efforts du gouvernement et de ses partenaires, au premier rang desquels figurent les syndicats d’enseignants.
Le secrétaire général par intérim a rappelé que le calendrier scolaire fixe la reprise des cours au jeudi 1er octobre 2026. L’ambition des autorités, a-t-il déclaré, est de faire de cette date celle d’un démarrage effectif des enseignements dans tous les établissements. Il a présenté les dispositions déjà prises et celles en cours, tout en appelant les syndicats à formuler leurs observations, préoccupations et contributions pour une rentrée réussie.
Une attention particulière est accordée à l’utilisation optimale et équitable des ressources humaines, afin de réduire les situations de déficit ou de sureffectif et de garantir à chaque établissement les moyens nécessaires à son fonctionnement. Cette démarche, a-t-il insisté, doit s’accompagner d’une amélioration des conditions de travail des enseignants et des autres personnels, tout en plaçant l’élève au cœur des préoccupations et en respectant le temps réel d’apprentissage.
Augustin Poudiougou a réaffirmé l’attachement du ministère à un dialogue social permanent, sincère et constructif. Il a appelé les organisations syndicales à poursuivre leur engagement pour consolider un climat scolaire apaisé, anticiper les difficultés et rechercher des solutions concertées, dans l’intérêt de l’école malienne.« Nous avons une responsabilité partagée : réussir la rentrée scolaire du 1er octobre, préserver le dialogue social et garantir à nos élèves une année scolaire stable, productive et pleinement consacrée aux apprentissages », a-t-il déclaré, en souhaitant des échanges francs, sereins et constructifs dans un esprit de respect mutuel. De leur côté, les syndicats ont dans l’ensemble assuré le département de la disponibilité des enseignants pour la reprise effective des cours.
Amara Ben Yaya TRAORE
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