La cérémonie solennelle a été présidée par le Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, également Président du Conseil supérieur de la magistrature. Le thème retenu pour cette année judiciaire s'intitule "Le contrôle juridictionnel des finances publiques, facteur de bonne gouvernance».
Au cours de son intervention, le Dr Fatoma Téra, Président de la Cour suprême, a expliqué que la cérémonie solennelle de la rentrée judiciaire offre une grande opportunité aux acteurs de la justice de se retrouver, de faire une mise au point du devoir de redevabilité qui leur incombe dans leurs domaines d'exercice respectif. Mais aussi de magnifier la réflexion et les échanges sur les préoccupations du moment ou des questions d'intérêt national afin de rentrer en communion avec le peuple souverain au nom duquel la justice est rendue.
Pour la grande famille judiciaire malienne, la thématique sied parfaitement au contexte actuel. C'est ainsi, dira le Rapporteur du thème, Chienkoro Doumbia, que le choix du thème se justifie non seulement par son originalité et la pertinence de sa portée académique, mais également en raison de l’actualité judiciaire marquée par les réformes en cours dans le domaine de la justice et des droits de l’Homme. "Dans un contexte marqué par la rareté des ressources et la montée des exigences des citoyens en matière de redevabilité et de transparence, le contrôle efficace des finances publiques devient un impératif », a-t-il fait savoir.
Dans son discours de lancement de la rentrée, le Président de la Transition a déclaré qu’en plaçant le contrôle juridictionnel des finances publiques au cœur de la bonne gouvernance, notre justice contribue à renforcer la confiance du peuple dans ses institutions et à consolider les fondations d'un pays prospère. Pour le Chef de l’Etat, la gestion des finances publiques ne saurait être laissée au seul arbitre de l'exécutif ou des ordonnateurs, mais qu’elle doit être placée sous le regard vigilant du juge, garant de la légalité et de la bonne utilisation des deniers publics.
Alassane Cissouma
La rencontre de Bamako va permettre de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens techniques, financiers, juridiques et humains nécessaires à son développement.
À la place des statues des explorateurs et des gouverneurs du Soudan français, se trouvent désormais celles des résistants à la pénétration coloniale et des figures emblématiques de notre Armée.
Il est bien loin ce temps où Radio Mali et L’Essor mobilisaient seuls tous les sens des citoyens maliens et façonnaient l’opinion. Jusqu’en 1983, lorsqu’ils furent rejoints par la télévision nationale. La nouvelle venue ne faisait qu’agrandir la famille des «médias publics»..
Dans un environnement informationnel en constante mutation, démêler le vrai du faux est devenu un enjeu majeur. Et ce combat contre la désinformation nécessite obligatoirement le respect des principes du journalisme..
Les médias traditionnels ou classiques prennent le temps de recouper l’information avant de la diffuser. Tel n’est pas forcément le cas des nouveaux acteurs du métier appelés «vidéoman» qui, à la recherche de buzz et de sensation forte pour se faire plus d’audience, tombent facilement .
Dans les lignes qui suivent, nos deux interlocuteurs se sont prononcés sur les rôles de l’Essor et de l’ORTM dans l’ancrage institutionnel de notre pays, leur adaptation à l’évolution numérique, les défis et la contre-attaque dans le cadre de la guerre informationnelle.