Me Mountaga Tall, président du Cnid-FYT
Au terme de la rencontre, ces partis politiques qui se sont réunis à l’initiative du Congrès national d’initiative démocratique Faso-Yiriwa Ton (Cnid-FYT), ont demandé de maintenir le principe du multipartisme intégral qui ne signifie ni l’émiettement, ni l’éparpillement. «Dans le cadre du principe du multipartisme intégral, nous sommes d’accord à ce qu’il y ait un encadrement de l’État pour que les partis fonctionnement mieux», a précisé le président du Cnid-FYT.
D’après Me Mountaga Tall, le regroupement est d’accord pour la réduction du nombre des partis, non pas par oukase mais par l’édiction des mesures incitatives ou punitives afin qu’ils puissent se rassembler. Il opte également pour le maintien de l’aide publique aux formations politiques sous une triple condition, à savoir la moralisation, le contrôle et la sanction. Il encourage les partis à continuer à se rassembler et à ne jamais perdre de vue l’intérêt général. «Nous sommes opposés à toute forme de corporatisme», a indiqué Me Tall.
Le leader politique s’est réjoui du fait que les partis politiques aient relevé un certain nombre de défis majeurs : «Entre partis politiques, hors de l’administration, du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, se rassembler et parler des problèmes des formations politiques et ceux du Mali dans l’intérêt des Maliens n’étaient pas évidents, mais les partis l’ont pu faire».
Selon le président du Cnid-FYT, les points de divergences majeurs ont été totalement aplanis. Il dira que si on parvient à se mettre au-dessus de ses propres intérêts pour épouser la cause du pays, on réussit toujours à s’entendre. «Sur 100% des points inscrits, nous avons réussi à nous entendre», a ajouté Me Mountaga Tall.
Il fera savoir que le regroupement a eu connaissance d’au moins deux autres initiatives distinctes de la sienne dans le cadre de la Charte. «Nous avons convenu d’aller à leur rencontre et de nous mettre d’accord afin que dans la mesure du possible, en toute responsabilité et dans l’intérêt national, nous puissions faire des propositions communes au gouvernement sur la relecture de la Charte des partis politiques», a souligné Me Tall.
Il dira que par cette activité, le regroupement a facilité à 80% le travail des autorités, ajoutant qu’il reste seulement à s’entendre et à faire jouer aux formations politiques leur rôle qui en démocratie, est irremplaçable. Par une lettre datée du 19 décembre dernier, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, a invité les partis à lui remettre leurs propositions et suggestions concernant la relecture de la Charte des partis politiques, au plus tard le vendredi 14 mars prochain.
Bembablin DOUMBIA
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