Le «Chaba Terrain» à
Lafiabougou, Commune IV du District de Bamako, est transformé momentanément en
aire de vente des moutons. Ce marché grouille de monde de jour comme de nuit en
cette veille de fête de Tabaski. Les vendeurs rivalisent d’adresse pour attirer
les acheteurs. Ce 1er juillet, l’ambiance était morose, le temps clément à
cause de la pluie abondante de la veille qui avait arrosé la ville.
À l’entrée du terrain, des vendeuses de
fourrage bloquent le passage. Des feuilles d’arbres fraîches et d’arachide séchées
sont étalées par terre. Les bêlements des bêtes sont assourdissants. Difficile
d’accéder à l’aire de vente.
Notre équipe de
reportage a dû se frayer un chemin pour
accéder à cette cour. Les visiteurs qui arrivent soupèsent du regard les
troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres disséminés.
Devant un troupeau de
moutons, Abdoulaye Coulibaly discute avec un client du prix d’un bélier. Sans
accord sur le prix, l’éventuel acheteur
prend congé du commerçant et se dirige vers un autre vendeur.
À la question de savoir
pourquoi le client s’est retiré, Abdoulaye Coulibaly explique que le marché de
cette année est différent de celui des années précédentes à cause du prix élevé
de l’aliment bétail.
Malgré cela, le quadragénaire
se réjouit d’avoir vendu quelques têtes depuis son arrivée du village de Tatla dans la Région de
Ségou. Il ne précise pas le nombre exact de moutons vendus. Abdoulaye Coulibaly
indique que le prix de ses animaux varie entre 60.000 et 150.000 Fcfa.
À quelques mètres sous un
petit hangar, Amadi N’Diaye est allongé et observe ses bêtes. Le regard sérieux,
le natif de Banamba nous avoue la morosité du marché.
Contrairement au précédent
interlocuteur, N’Diaye trouve que le marché est trop lent. En réponse aux
clients qui leur font porter le chapeau de la cherté des bêtes, il justifie ce
désagrément par plusieurs raisons. Notre interlocuteur explique que le sac de
tourteau qui était vendu à 5.000 Fcfa, est aujourd’hui cédé à 17.500 Fcfa.
Le son de maïs est vendu à
15.000 Fcfa le sac. L’année dernière, il était cédé à 2.500 Fcfa. Le commerçant
N’Diaye dénonce les effets néfastes de l’homme sur la forêt rendant difficile
l’alimentation des animaux.
«Nous n’avons plus de pâturage à cause des feux de
brousse. Nous sommes obligés d’acheter
ce nourriture pour assurer la survie de nos ovins. Nous pouvons dépenser
500.000 Fcfa dans leur alimentation sans compter le transport de notre village à
Bamako», déplore-t-il.
DES ATTAQUES RÉPÉTÉES- Selon
Abdoulaye N’Diaye, le transport unitaire par mouton qui coûtait 500 Fcfa s’élève
aujourd’hui à 3.000 Fcfa. À ces difficultés, il ajoute les tracasseries de
certains agents des postes de contrôle, qui exigent le paiement de 5.000 Fcfa
au passage.
Ces facteurs sont à l’origine de la hausse des prix. Cet habitué du
marché du mouton de Tabaski compte 15
ans d’expérience dans ce travail.
Abdoulaye vend cette année ses béliers entre 75.000 Fcfa et 300.000 Fcfa.
Nous arrivons vers 11 heures,
au «garbal» de Lafiabougou kôda, toujours en Commune IV du District de
Bamako. Il est très animé. Les clients se promènent çà et là à la recherche du
mouton de leur choix. Le vendeur Salif
Belèm est un natif du Cercle de Koro, dans la Région de Bandiagara. Il réside à
Bamako depuis quelques années.
Des pourvoyeurs de son village lui envoient des
bêtes. L’homme au visage serein qui s’apprêtait déjà pour la prière du vendredi
raconte son calvaire en ces termes : «Nous sommes confrontés aux difficultés
de transfert des animaux vers le Sud du pays. Les attaques sont régulièrement
perpétrées par les terroristes contre les véhicules transportant les forains».
Le vendeur Salif Belèm est triste en racontant
que les bandits confisquent les animaux et les biens. Et souvent, il y a même
mort d’hommes. À cause de la hausse du
prix du carburant, les bêtes sont transportées à 4.000 Fcfa par tête. Par
ailleurs, Salif Belèm est nostalgique du marché fructueux des années passées.
Il rappelle qu’autrefois, un client pouvait acheter 15 à 20 têtes en un
seul coup. «Mais cette année, nous avons du mal à avoir trois achats par jour»,
révèle le marchand de moutons, reconnaissant que le prix du bétail a augmenté.
«Tous
les béliers qu’on pouvait acheter à 75.000 et 100.000 Fcfa sont aujourd’hui cédés
à 125.000 voire 150.000 Fcfa», confie Salif. Il invite les clients à comprendre
les motifs qui ont conduit à cette
situation.
Le citoyen Bourama Keïta
habite Sébénicoro, Commune IV du District de Bamako. Il a déjà acheté deux béliers
au niveau de Djicoroni-Para respectivement à 80.000 et 110.000 Fcfa. Il
est heureux en déclarant : «J’ai eu mon choix et je n’ai pas de regret».
Il est content d’avoir accompli son devoir de père de famille.
N’Famoro KEITA
Rédaction Lessor
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