Le ministère du
Développement rural, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour
l’enfance (Unicef), a lancé, jeudi dernier au Centre international des
conférences de Bamako (CICB), un atelier national sur la capitalisation du
modèle de cartographie et de la digitalisation du suivi systématique des
risques dans 19 communes des Régions de Mopti, Bandiagara, Gao et Tombouctou.
La cérémonie d’ouverture des
travaux était présidée par le secrétaire général dudit département, Daniel
Siméon Kéléma, en présence du représentant de l’Unicef au Mali, Anne Daher
Aden. Cet atelier de deux jours visait à réduire structurellement et de manière
durable la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle, à travers la
réalisation d’actions articulées autour des piliers stratégiques.
Le représentant du ministre
en charge du Développement rural a expliqué que la cartographie va permettre
d’analyser et de déterminer le profil des risques pour chaque commune et
identifier des villages, des communautés, des ménages particulièrement vulnérables
et exposés aux risques.
Elle vise également à élaborer la carte dynamique des
risques, y compris ceux spécifiques au genre pour chaque commune, à identifier
des capacités endogènes en place et exogènes pour faire face à ces risques. Et
aussi, d’identifier les aspects de genre de la résilience aux catastrophes et
au changement climatique et aider à cibler des interventions dans les
PDESC qui intègrent des capacités clés de résilience.
Daniel Siméon Kéléma a
rassuré que notre gouvernement, conscient du caractère structurel des crises
alimentaires et nutritionnelles, veut apporter une réponse globale en synergie
avec les autres pays de la sous-région ouest-africaine.
Selon lui, le conseil
des ministres, en sa session ordinaire du 27 novembre 2019, a pris acte de la
Stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et
nutritionnelle dénommé «priorité résilience pays Mali» et de son plan d’action
2020-2024, avant de procéder à l’adoption du décret le 22 janvier 2022. Il
estime que cette adoption ouvre la voie à la mise en œuvre des actions
préconisées dont l’exécution permettra, entre autres, de renforcer la
résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et
d’améliorer les interventions des politiques publiques dans les domaines de la
protection et de la productivité agricole.
La représentante de l’Unicef
a rappelé que l’ouverture de cet atelier coïncide avec la célébration de la
Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes. «Cette
journée nous rappelle tous notre responsabilité commune en tant que partenaire
du Mali afin de protéger les populations et notre environnement contre les
risques de catastrophes sur l’ensemble du territoire national», a souligné Anne
Daher Aden. Selon elle, les épidémies, les inondations, les conflits et les
catastrophes climatiques et la sècheresse portent préjudices aux pays et aux
économies comme jamais auparavant. Elle a affirmé que la moitié de l’humanité
est déjà dans la zone de danger.
La diplomate onusienne a aussi regretté la
crise multidimensionnelle qui a rendu difficile la réponse du gouvernement
malgré les efforts déployés. En effet, l’Enquête nationale de sécurité
alimentaire nutritionnelle de 2021, indique que 18,7% des ménages sont en
insécurité alimentaire et surtout dans les zones où la sècheresse fait des
ravages sur les cultures agricoles.
Selon la représentation de
l’Unicef, le cadre harmonisé de mars 2021 a identifié 3,2 millions de personnes
en situation d’insécurité alimentaire dont 830.000 en situation d’insécurité
alimentaire sévère. Cette situation a provoqué la malnutrition chez les enfants
dont 15% sont nés avec un petit poids de naissance traduisant un début de
malnutrition. C’est pour tenir compte de cette situation que notre gouvernement
avec l’appui de l’Unicef a coordonné la mise en œuvre du programme de
coopération pour la période 2020-2024.
Cet atelier constitue la
base d’engagement commun à travailler main dans la main pour faire en sorte que
les communautés et les ménages soient soutenus pour accroitre les résiliences
afin que les acquis et réalisations puissent être maintenus, a estimé la
responsable de l’Unicef.
N’Famoro KEITA
Rédaction Lessor
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