Une visite aura marqué la délégation du Centre international de presse et de la communication de la Chine du (CIPCC). Celle effectuée à Lhassa dans l’empire du Roi Dharma». Cette ville montagneuse est la région autonome du Tibet à l’Ouest de la Chine. Située à 3.700 km de la capitale Beijing, il faut 5 heures de vol et 40 heures de train pour fouler son sol, avec une altitude de 3.650m.
Pour survivre dans les trois premiers jours, il est crucial d’avoir une boîte d’oxygène à portée de main, marcher calmement, monter les escaliers doucement, avec une pause toutes les 2 à 3 minutes. Manger léger, chaud et local, et éviter les aliments lourds comme la viande rouge. On raconte que même les athlètes morflent les 3 premiers jours dans la zone.
Une particularité ! Lhassa est la ville la plus proche du soleil. Du lever du jour jusqu’à 16 heures, le soleil brûle la peau. La température de la nuit peut baisser jusqu’à 5°C. Pour se protéger, les habitants portent des chapeaux, des lunettes de soleil ou des masques au visage. Les conseils des guides sont clairs : «Inspirer par le nez, expirer par la bouche, marcher lentement quand vous montez les escaliers». Lhassa, la capitale du Tibet, est très célèbre pour son palais de Potala, le Temple Jokhang et le Monastère de Sera.
Elle a été fondée par un roi tibétain, Songtsen Gampo au VIIè siècle. Guerrier diplomate, il a régné par la force et unifié le Tibet. Puis, il a épousé deux princesses étrangères pour faire la paix avec ses pays voisins. Au cœur de la ville, le Temple Jokhang, a été fondé en 647 par le même roi, pour abriter la statue de Bouddha, que la princesse Wencheng de Chine a ramenée. Le roi avait deux autres reines : Bhrikuti du Népal et la reine tibétaine, Mongsa Tricham. Et chaque reine, a ramené une statue sacrée de Bouddha. C’est ce qui a amené le Bouddhïsme au Tibet.
Ces statues sont les plus vénérées par les Tibétains qui les considèrent comme une incarnation d’Avalokiteshvara, le «Bouddha de la compassion». Les pèlerins font trois prosternations devant elles en guise de geste de respect et d’adoration. Il faut noter que le Temple Jokhang est constitué de trois étages, trois cultures. C’est ce qui dégage les trois styles d’architectures différents de la fondation du temple. Le logo de Chine, de Népal, rend Lhassa unique depuis plus de 1.370 ans.
Dans les chapelles du Jokhang, c’est comme un labyrinthe sacré de 20 chapelles. Il a plusieurs petites pièces. Chaque pièce est une chapelle pour un bouddha particulier : Bouddha de la compassion, de la longue vie, de la sagesse... Les Tibétains tournent de pièce en pièce, pour y prier d’où le nom du roi Dharma, une figure mythique.
Cependant, sur la vue de Lhassa, chaque drapeau porte des mantras pour le bien de tous. La façade blanche et rouge illuminée sur la colline Marpo Ri, le reflet dans l’eau en bas, et le ciel étoilé de l’Himalaya derrière. Le palais de Potala fut construit au VIIè siècle, d’abord par le roi Songtsen Gampo vers 637 ans J.-C. pour sa princesse chinoise Wencheng. C’était une forteresse de 9 étages. Tout a été détruit presque entièrement, sauf la grotte de méditation et la chapelle Phagpa Lhakhang.
Il fut reconstruit à partir de 1.645 par le 5è Dalaï Lama, Ngawang Lobsang Gyatso, qui a fait appel à un architecte tibétain. Celui-ci a constitué son équipe de 50.000 ouvriers et 1.500 artisans népalais. Les travaux sont finis en 1649 et le Palais a été rénové en deux parties distinctes «Palais blanc et Palais rouge». Le Palais blanc est composé de résidence et bureaux administratifs des Dalaï Lamas. Quant au Palais rouge, il comprend des chapelles et des tombes faites de dizaines de tonnes d’or pur dénommées «Les stupas dorées des Dalaï Lama» et des salles de prière. Ce joyau architecturale fait en tout 13 étages, 117m de haut, 130.000 m². Le palais de Potala est accroché à la colline Marpo Ri “Colline Rouge” symbole du pouvoir religieux et politique du Tibet.
La chambre du 5è Dalaï Lama est meublé d‘un lit en bois sculpté, des thangkas aux murs, un autel avec Bouddha doré et des lampes à beurre. C’est là qu’il méditait et gouvernait le Tibet au 17è siècle. La chapelle Phagpa Lhakhang est la plus ancienne du palais, construit au VIIè siècle, à l’époque du roi Songtsen Gampo. Elle attire par ses pierres brutes de Bouddha, et son ancien sol en dalles noires vieilles de 1.400 ans.
Il faut souligner que le dernier Dalaï Lama a quitté le palais en 1959, suite à des différends politiques, où il a trouvé refuge en Inde. De ce fait, le palais de Potala est transformé en musée et classé patrimoine mondiale de l’Unesco en 1965. Aujourd’hui, il reçoit la visite de plus de 100.000 personnes par jour, qui sont, entre autres, des touristes et des pèlerins.
Envoyée spéciale
Maïmouna SOW
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