Malgré la crise énergétique persistante qui touche le Mali et les difficultés liées à la réduction des ressources, le Laboratoire central vétérinaire (LCV) prévoit de produire 55 millions de doses de vaccins en 2026 et d’élargir sa gamme de production aux vaccins aviaires. Ces objectifs ont été fixés lors de la 41ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration du Laboratoire, tenue hier dans ses locaux. Les travaux étaient dirigés par le secrétaire général par intérim du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Alhousseyni Sarro, en présence du directeur général du LCV, Dr Boubacar dit Aladiogo Maïga, ainsi que des représentants des structures membres du Conseil d’administration.
En dépit des nombreux défis rencontrés au cours de l’année 2025, le LCV a su faire preuve de résilience en maintenant des niveaux de production conformes aux objectifs fixés lors de la 40è session de son Conseil d’administration. Il a ainsi réalisé un taux de production de vaccins de 70,07 %, soit un total de 42.039.000 doses.
Au cours de la même période, 14.803 échantillons ont été analysés pour le diagnostic des maladies animales. Par ailleurs, 228 lots de vaccins et 294 échantillons d’aliments ont été contrôlés afin d’évaluer leur qualité microbiologique. Dans le cadre de la démarche de contrôle qualité des aliments et de l’environnement, 116 échantillons ont été analysés pour mesurer les résidus de pesticides. L’établissement a également accueilli et formé 368 stagiaires. Ces résultats ont été présentés lors de la 41è session ordinaire du Conseil d’administration.
Il ressort des documents présentés que le budget prévisionnel pour l’année 2026 s’élève à plus de 2,5 milliards Fcfa, contre environ 2,9 milliards Fcfa en 2025, soit une diminution de 8,8 %. Cette baisse s’explique notamment par la réduction des subventions de l’État, qui passent de 995,51 millions de Fcfa en 2025 à 827,20 millions Fcfa en 2026. Les fonds propres du LCV connaissent également une baisse, passant de plus de 1,8 milliard de Fcfa à environ 1,6 milliard Fcfa. Au cours de la session, les administrateurs ont examiné plusieurs documents, notamment le procès-verbal de la 40ᵉ session du Conseil d’administration, la situation d’exécution des recommandations issues de cette session, le rapport annuel d’activités 2025, l’état d’exécution du budget au 31 décembre 2025, le programme d’activités 2026 ainsi que le projet de budget pour le même exercice.
Dans son intervention, le secrétaire général par intérim du ministère de l’Élevage et de la Pêche dira que le LCV constitue un instrument essentiel pour le développement de l’élevage au Mali. Selon lui, l’institution dispose aujourd’hui d’une expertise reconnue dans plusieurs domaines, notamment le diagnostic des maladies animales et des zoonoses prioritaires, la production de vaccins vétérinaires, le contrôle de la qualité des aliments d’origine animale ainsi que la formation en techniques de laboratoire. Pour Alhousseyni Sarro, cette expertise confère au LCV une dimension régionale, notamment en matière de fabrication et de contrôle de qualité des vaccins au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) et dans l’ensemble de la sous-région ouest-africaine, tout en contribuant à la recherche en santé animale.
Le secrétaire général par intérim a encouragé la direction générale du Laboratoire à prendre toutes les mesures nécessaires pour consolider les résultats en matière de production, de contrôle de qualité et de diagnostic, tout en redynamisant les activités de recherche scientifique déjà engagées. Il a également exhorté l’institution à renforcer ses capacités de production de vaccins afin de répondre aux besoins nationaux, tout en améliorant ses compétences managériales dans les domaines de la recherche et de l’assurance qualité.
Pour sa part, le directeur général du LCV a indiqué que cette session allait mettre l’accent sur la résilience face aux crises énergé,tiques et de carburant. Dr Boubacar dit Aladiogo Maïga a expliqué que son service s’emploie à maintenir la production de vaccins afin de répondre aux besoins nationaux et régionaux, malgré la réduction budgétaire de 8,8 % liée à la baisse des ressources propres et des subventions. Il a également souligné les principaux défis liés à la disponibilité de l’énergie et aux perturbations du trafic international, qui affectent l’approvisionnement en intrants nécessaires à la production.
Makan SISSOKO
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