Dans une déclaration, le président de la Maison de la Presse, El Hadj Bandiougou Danté, l'organisation réaffirme le rôle des médias dans la consolidation de la démocratie, tout en appelant à concilier liberté de la presse et responsabilité professionnelle.
La Maison de la Presse souligne que le paysage médiatique malien, riche de sa diversité et vivant dans ses expressions, constitue un pilier essentiel de la démocratie et le reflet fidèle de la société. Elle rappelle que cette journée du 3 mai est un moment privilégié pour réaffirmer l'engagement des professionnels des médias en faveur de la liberté, de l'indépendance, du professionnalisme et de la responsabilité.
Dans un contexte difficile marqué par des violences qui ont endeuillé la Nation, l'organisation estime qu'il convient de privilégier le recueillement, la réflexion et l'engagement pour la paix. Elle rappelle également que le thème international, « Façonner un avenir en paix », interpelle directement la responsabilité des médias dans la prévention des conflits et la promotion du vivre-ensemble.
La faîtière des médias condamne les attaques terroristes et s'incline devant la mémoire des victimes, tout en exprimant sa compassion aux familles endeuillées et sa solidarité à l'ensemble du peuple malien. Elle rend hommage aux journalistes qui, malgré les risques et les difficultés, poursuivent avec courage leur mission d'information.
Sur le plan professionnel, l'organisation sollicite à nouveau la clémence de la justice pour la libération de Youssouf Sissoko et appelle au respect de la loi portant régime de la presse et délit de presse au Mali dans les procédures judiciaires impliquant des journalistes. Elle invite également les autorités à tout mettre en œuvre pour retrouver les confrères enlevés et souhaite que l'affaire Birama Touré connaisse son épilogue.
En réaffirmant que la liberté de la presse est un droit fondamental, garant de la transparence, de la démocratie et de l'État de droit, la Maison de la Presse insiste sur la responsabilité des médias, notamment en période de crise.
L'institution appelle ainsi les professionnels à faire de la vérité une exigence absolue, en privilégiant la rigueur dans la collecte et la vérification de l'information, et à lutter contre la désinformation. Elle les exhorte également à promouvoir la paix, l'unité nationale et le vivre-ensemble.
L'organisation insiste sur le respect des droits humains et de la dignité des personnes, ainsi que sur la responsabilité sur les plateformes numériques, en appliquant les règles de déontologie journalistique. Elle rappelle l'importance de distinguer clairement information et opinion et de rejeter toute forme de sensationnalisme. « En période de crise, les médias peuvent être soit un levier de paix, soit un facteur d’instabilité », prévient la Maison de la Presse, qui réaffirme son engagement en faveur d'une presse libre et indépendante, du renforcement des capacités des journalistes, de la promotion d'une information de qualité et de la contribution des médias à la paix, à la justice et au respect des droits humains.
Makan SISSOKOS’ils ont échappé à la prison ferme, les accusés ont, en revanche, écopé de lourdes condamnations pécuniaires avoisinant le milliard de Fcfa.
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