L’évènement
a été marqué par des prestations d’artistes
Pendant six jours, artistes, passionnés de culture et festivaliers se retrouveront autour du thème : «Le Balafon : un instrument d’unité et de cohésion entre les communautés». La
cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du chef de cabinet du
ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du
Tourisme, Dr Salia Malé, en présence du directeur du festival, Kassim Bengaly,
et de plusieurs invités.
Dr Malé
dira dans son discours que l’initiative vient enrichir le calendrier culturel
national et témoigne du dynamisme des promoteurs culturels. Il a félicité le
comité d’organisation pour avoir placé le balafon au cœur d’un agenda culturel. Selon lui, cet instrument dépasse sa seule
dimension musicale pour incarner la mémoire collective, la transmission des
savoirs, le dialogue entre les générations et la paix entre les communautés.
Dans un contexte marqué par les défis de la cohésion sociale, a-t-il souligné,
la culture demeure un puissant levier de rapprochement des peuples et de
consolidation de l’unité nationale. Le chef de cabinet s’est également réjoui
de la participation des principales structures culturelles représentant les
traditions du Bélédougou, du Bwa, du Mandé et du Kénédougou, notamment
l’Association Cafo Ton de Bélédougou, l’Association Bwa Niimi, Bourama Soumano
et ses élèves, ainsi que le Festival Nangnerki. À ses yeux, cette diversité
culturelle illustre la richesse du patrimoine culturel national et la capacité
de la culture à rapprocher les communautés.
En outre,
il a salué une programmation comprenant une foire d’exposition, des panels de
réflexion, un concours de danse et un espace réservé aux enfants. «Ces
activités contribuent à faire de la culture un moteur d’éducation, de
développement économique, de tourisme et de transmission des valeurs aux jeunes
générations», a souligné Dr Malé, avant de remercier les partenaires et
réaffirmer l’engagement de son département à soutenir les initiatives de
sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel national.
«Cette
initiative répond à une attente de nombreux compatriotes», a noté Kassim
Bengaly. Et de poursuivre que le balafon, inscrit au patrimoine culturel mais
partagé entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, mérite une
plateforme de promotion à la hauteur de son importance historique et
culturelle.
Le choix
de Bamako s’explique par son statut de ville de rencontres. Selon lui, le
balafon demeure avant tout un symbole d’union entre les peuples. «Nous pouvons
tout perdre sauf notre culture», a-t-il insisté, rappelant que le patrimoine
culturel constitue l’un des principaux facteurs de cohésion nationale. Cet
instrument accompagne depuis des générations les grandes cérémonies sociales et
culturelles du Mali et représente un véritable langage universel de paix et de
dialogue. Il a également invité les familles à faire découvrir aux jeunes ce
festival qui offre une occasion de rapprocher le monde rural et le milieu
urbain.
La
programmation prévoit une soirée dédiée à chacune des grandes traditions du
balafon. Les communautés du Bélédougou ouvriront les festivités, suivies de
celles des bwa, du Kénédougou, puis du Mandé. Les prestations seront assurées
par des maîtres balafonistes reconnus, véritables ambassadeurs de la culture
malienne sur les scènes internationales. Une soirée spéciale a été consacrée à
la diversité culturelle du Mali et a clos cette célébration en mettant en avant
la richesse du patrimoine national et les valeurs du vivre-ensemble.
L’événement
a été marqué par plusieurs prestations artistiques comme les démonstrations de
balafonistes, les prestations des Korèdugaw, les acrobaties, ainsi que la voix
de la grande chanteuse du Bélédougou, Mariam Bagayoko, qui ont donné un éclat
particulier à cette première édition. Celle-ci ambitionne de s’inscrire
durablement sur la liste des grands rendez-vous culturels.
Gaoussou TANGARA
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