Festival Balani Dogokoun : Le balafon au cœur de l’unité et de la cohésion nationale

C’est au son du balafon que l’esplanade du Stade du 26 Mars a vibré, mardi dernier, à l’occasion du lancement officiel de la 1ère édition du Festival Balani Dogokoun. Consacré à la promotion de cet instrument emblématique de notre patrimoine culturel, l’événement entend faire du balafon un véritable vecteur de paix, de dialogue et de cohésion sociale.

Publié vendredi 31 juillet 2026 à 10:37
Festival Balani Dogokoun : Le balafon au cœur de l’unité et de la cohésion nationale

L’évènement a été marqué par des prestations d’artistes

Pendant six jours, artistes, passionnés de culture et festivaliers se retrouveront autour du thème : «Le Balafon : un instrument d’unité et de cohésion entre les communautés». La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia Malé, en présence du directeur du festival, Kassim Bengaly, et de plusieurs invités.

Dr Malé dira dans son discours que l’initiative vient enrichir le calendrier culturel national et témoigne du dynamisme des promoteurs culturels. Il a félicité le comité d’organisation pour avoir placé le balafon au cœur d’un agenda culturel.  Selon lui, cet instrument dépasse sa seule dimension musicale pour incarner la mémoire collective, la transmission des savoirs, le dialogue entre les générations et la paix entre les communautés. Dans un contexte marqué par les défis de la cohésion sociale, a-t-il souligné, la culture demeure un puissant levier de rapprochement des peuples et de consolidation de l’unité nationale. Le chef de cabinet s’est également réjoui de la participation des principales structures culturelles représentant les traditions du Bélédougou, du Bwa, du Mandé et du Kénédougou, notamment l’Association Cafo Ton de Bélédougou, l’Association Bwa Niimi, Bourama Soumano et ses élèves, ainsi que le Festival Nangnerki. À ses yeux, cette diversité culturelle illustre la richesse du patrimoine culturel national et la capacité de la culture à rapprocher les communautés.

En outre, il a salué une programmation comprenant une foire d’exposition, des panels de réflexion, un concours de danse et un espace réservé aux enfants. «Ces activités contribuent à faire de la culture un moteur d’éducation, de développement économique, de tourisme et de transmission des valeurs aux jeunes générations», a souligné Dr Malé, avant de remercier les partenaires et réaffirmer l’engagement de son département à soutenir les initiatives de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel national.

«Cette initiative répond à une attente de nombreux compatriotes», a noté Kassim Bengaly. Et de poursuivre que le balafon, inscrit au patrimoine culturel mais partagé entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, mérite une plateforme de promotion à la hauteur de son importance historique et culturelle.

Le choix de Bamako s’explique par son statut de ville de rencontres. Selon lui, le balafon demeure avant tout un symbole d’union entre les peuples. «Nous pouvons tout perdre sauf notre culture», a-t-il insisté, rappelant que le patrimoine culturel constitue l’un des principaux facteurs de cohésion nationale. Cet instrument accompagne depuis des générations les grandes cérémonies sociales et culturelles du Mali et représente un véritable langage universel de paix et de dialogue. Il a également invité les familles à faire découvrir aux jeunes ce festival qui offre une occasion de rapprocher le monde rural et le milieu urbain.

La programmation prévoit une soirée dédiée à chacune des grandes traditions du balafon. Les communautés du Bélédougou ouvriront les festivités, suivies de celles des bwa, du Kénédougou, puis du Mandé. Les prestations seront assurées par des maîtres balafonistes reconnus, véritables ambassadeurs de la culture malienne sur les scènes internationales. Une soirée spéciale a été consacrée à la diversité culturelle du Mali et a clos cette célébration en mettant en avant la richesse du patrimoine national et les valeurs du vivre-ensemble.

L’événement a été marqué par plusieurs prestations artistiques comme les démonstrations de balafonistes, les prestations des Korèdugaw, les acrobaties, ainsi que la voix de la grande chanteuse du Bélédougou, Mariam Bagayoko, qui ont donné un éclat particulier à cette première édition. Celle-ci ambitionne de s’inscrire durablement sur la liste des grands rendez-vous culturels.

Gaoussou TANGARA

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