Cette contribution permettra aux exploitants d’améliorer la fertilité de leurs terres
C’est un geste de solidarité qui arrive dans un contexte où l’accès aux intrants demeure l’un des grands défis de l’agriculture malienne. Le Royaume du Maroc a remis 1.000 tonnes d’engrais DAP au Mali pour soutenir les producteurs et contribuer à l’amélioration des rendements agricoles. La terre malienne gagne un précieux allié. Dans le cadre du renforcement de la coopération entre Bamako et Rabat, le Royaume du Maroc a offert 1.000 tonnes d’engrais DAP destinées à accompagner les efforts du Mali en faveur de la sécurité alimentaire. La cérémonie officielle de remise s’est tenue hier dans les locaux de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam), sous la présidence du ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké. Étaient présents à cette cérémonie l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Driss Isbayène, le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, ainsi que le PDG de l’Opam, colonel-major Moussa Demé.
Pour le ministre de l’Agriculture, ce don revêt une importance particulière dans un pays où une grande partie de la population dépend de l’activité agricole. « Le Mali est un pays agricole. L’essentiel de sa population tire ses revenus de ce secteur qui, aujourd’hui, reste fortement dépendant des intrants », a-t-il rappelé. Les besoins nationaux en engrais, toutes catégories confondues, sont estimés à environ 600.000 tonnes par an. Au-delà de la quantité reçue, Ibrahima Samaké voit dans ce geste un symbole fort de l’amitié entre les deux pays. Il a souligné que l’accès à des fertilisants de qualité constitue un levier indispensable pour améliorer la productivité et les rendements agricoles. Malgré son immense potentiel, l’agriculture malienne reste confrontée à plusieurs contraintes : appauvrissement des sols, coût élevé des facteurs de production, difficultés d’accès aux intrants, changements climatiques et problèmes de commercialisation.
« Le geste du Royaume du Maroc vient donc à point nommé pour atténuer ces défis », a déclaré le ministre, appelant à une gestion rigoureuse et transparente de ces engrais afin qu’ils bénéficient effectivement aux producteurs. Prenant la parole, l’ambassadeur du Maroc a rappelé que cette contribution traduit l’engagement pris par son pays lors de la quatrième Grande Commission mixte de coopération Maroc-Mali, tenue à Bamako le 24 juillet dernier. Selon Driss Isbayène, cette initiative illustre la profondeur des relations historiques, culturelles et humaines qui unissent les deux nations. Il a insisté sur les défis communs auxquels font face le Mali et le Maroc, notamment la dégradation des sols, le manque d’eau et les effets du changement climatique. Dans ce contexte, l’accès aux fertilisants apparaît comme un outil essentiel pour renforcer la capacité des agriculteurs à améliorer leurs productions. « En facilitant la disponibilité des engrais, nous contribuons à donner aux agriculteurs de meilleurs moyens pour faire face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés », a-t-il expliqué.
Pour le colonel-major Moussa Demé, ces 1.000 tonnes d’engrais représentent bien plus qu’un simple apport matériel. « Ce sont 1.000 tonnes d’espoir pour les producteurs », a-t-il déclaré. Selon lui, cette contribution permettra aux exploitants agricoles d’améliorer la fertilité de leurs terres, d’augmenter leurs rendements et de renforcer leur capacité de production. Le PDG de l’Opam a également plaidé pour un élargissement de cette coopération à d’autres domaines stratégiques, notamment la mécanisation agricole, l’irrigation, la transformation des produits agricoles, la formation des producteurs et le transfert de technologies. À travers ce don, le Maroc apporte une réponse concrète à un défi majeur du Mali : produire davantage sur des terres qui s’épuisent. Plus qu’un apport d’engrais, c’est un message de confiance adressé aux millions de producteurs qui portent chaque saison l’espoir de la souveraineté alimentaire nationale.
NFamoro KEITA
La présente édition sera marquée par des expositions-ventes de produits locaux, des formations à la préparation de mets locaux, des séances de dégustation, des visites d’unités de transformation et des rencontres thématiques.
De Dialakoroba à Sikasso, en passant par Mopti, les femmes rurales produisent, transforment et commercialisent, contribuant ainsi à l’économie familiale et au développement du pays.
La Banque centrale des états de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) relève les limites de détention et de rechargement de monnaie électronique pour mieux répondre à l’évolution des usages numériques dans l’espace UMOA. Les utilisateurs de monnaie électronique pourront bientôt conserver da.
Une semaine après une première rencontre pour examiner les difficultés de la filière bétail-viande, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a réuni, hier, les professionnels de la filière à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM)..
Les acteurs socioprofessionnels du Cercle de Kati ont été sensibilisés jeudi 8 octobre sur les nouvelles réformes minières adoptées par les autorités de la Transition, lors d’une cérémonie d’appropriation organisée par l’Alliance Mali Tagnè (AMATA), en collaboration avec la Préfect.
Installés mercredi, le PDG Soumaïla Siby et les administrateurs de l’OMASP auront pour mission de mieux encadrer l’orpaillage et les petites mines, afin d’accroître les recettes de l’État.