Madiou Simpara, président de la CCIM
Le président de la CCIM, Madiou Simpara, a lancé samedi dernier dans un hôtel de la place, les activités de cette commission. C’était en présence du président de la commission, Cheik Sall, des chefs d’institutions et des représentants de la diaspora. La commission, dont le mandat dure une année, est composée de 4 sous commissions à savoir : la sous-commission cartographie et modèle économique, celle des projets sectoriels par terroir à forte migration et outils digitaux, la sous-commission finance et banque, et celle de la communication visibilité et synchronisation des actions
Cheik Sall
a expliqué que cette commission, première dans l’histoire de la CCIM, a eu le
privilège d’être mise en place pour assurer une promotion inédite des
investissements des Maliens établis à l’Extérieur. Elle fera ressortir les
potentialités économiques des zones à forte pression migratoire en permettant
aux investisseurs d’avoir une compréhension plus large des localités. À le croire, la diaspora envoie beaucoup de
ressources financières, mais sur cet argent envoyé, il n’y a que 3% qui sont
destinés à l’investissement. Les autres 97% sont destinés à la consommation. «
Et qui parle d’investissements parle d’opérateurs économiques. La CCIM étant la
maison des opérateurs économiques vient de créer un pont, à travers la mise en
place de cette commission, entre l’argent envoyé par la diaspora et les opérateurs
économiques qui connaissent bien le secteur », a souligné le président de la
commission.
Pour lui, cette connexion permettra d’aider la diaspora à mieux comprendre comment investir et dans quel domaine et quel secteur. Pour cela, si la commission arrive à obtenir de très bons résultats pendant son mandat et qu’on voit la nécessité de continuer, la CCIM prendra les décisions qui s’imposent, a-t-il fait savoir. Et le chef de la commission de dire que chaque sous-commission jouera un rôle important. La première va cartographier dans les zones en forte migration pour identifier les potentialités économiques dans ces zones afin de proposer un modèle économique.
La deuxième va élaborer un business plan, des petits projets d’agriculture, de
transformation locale, etc. dans les zones identifiées. La troisième
sous-commission trouvera des financements en réfléchissant pour mettre en place
un mécanisme qui va permettre à la diaspora d’investir dans un environnement
sécurisé. Et qui va leur permettre de suivre et de contrôler en temps réel tous
leurs investissements dans leurs localités d’origine. Enfin, la quatrième a
pour rôle de donner de la visibilité à l’ensemble des actions, des activités
des autres sous-commissions, a détaillé Cheik Sall. Et d’ajouter que ces actions
toucheront aussi le domaine agricole, la mine, le tourisme et d’autres secteurs
potentiels.
Pour sa part, Madiou Simpara a indiqué que cette commission va permettre à la diaspora d’investir dans des projets d’épanouissement du pays. « Nous exhortons la commission à travailler avec détermination pour bien contribuer au développement du pays durant son mandat d’un an. Après ce délai, les résultats seront évalués pour savoir si elle peut continuer », a affirmé le président de la CCIM.
NFamoro KEITA
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