Portant sur les procédures nationales de passation, d’exécution, de contrôle et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, ces sessions se tiendront sur cinq jours à l’École nationale d’administration (ENA). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de l’ARMDS, Alassane Ba.
L’objectif de cette initiative est de renforcer les compétences de 91 cadres issus de structures névralgiques telles que l'Énergie du Mali (EDM-SA), l'Institut national de prévoyance sociale (INPS), la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), la Haute autorité de la communication (HAC), ainsi que les Directions des finances et du matériel (DFM) des ministères et autres entités du District de Bamako.
Créée par la loi n°08-023 du 23 juillet 2008 modifiée, l'ARMDS a pour mission de réguler le système de passation des marchés publics et des délégations de service public afin d'en accroître la transparence et l'efficacité. Le président de l’institution, Alassane Ba, a souligné que, conformément à son article 2, l'ARMDS a la responsabilité de contribuer à l'information et à la formation de l'ensemble des acteurs de la commande publique.
C'est dans cette dynamique et conformément au Plan stratégique 2026-2030 pour la régulation que l'institution s'attelle activement au développement d'une nouvelle stratégie nationale de formation, assortie de modules dédiés et d'un plan d'actions quinquennal ambitieux, a-t-il fait savoir.
L'importance du rôle des autorités contractantes prend tout son sens à la lecture des récentes données du système de commande publique. Le président a précisé que les statistiques de l'exercice budgétaire 2025, publiées par la Direction générale des marchés publics et des délégations de service public (DGMP-DSP), illustrent une hausse significative de l'activité dans le pays.
Alassane Ba a notamment indiqué que le nombre total de marchés publics s'est élevé à 7.424, soit une progression de 11,44 % par rapport à l'exercice précédent, pour un montant global injecté de plus de 1.074 milliards de Fcfa. Sur cette somme, a-t-il ajouté, la participation du Budget national a bondi de près de 60 % pour atteindre environ 967,728 milliards de Fcfa, représentant ainsi 90,1 % du financement global.
Pour le président de l'ARMDS, ces chiffres démontrent que le pays place massivement la commande publique au cœur du développement socio-économique national. Face à ce constat, il a indiqué que le défi de la maîtrise des procédures de passation des marchés devient un impératif de performance.
Fatoumata Mory SIDIBE
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