L’initiative figure en bonne place dans l’un des 5 projets du Plan d’actions et de la vision globale 2025 de l’organisation juvénile.
En application de ses objectifs et de son plan d’actions, la Cofor-Mali, en partenariat avec l ‘Agence nationale pour l’emploi (Anpe), dirigée par Ibrahim Ag Nock , a organisé les (7 et 8 mai 2025) cette session de formation à l’intention de 200 conducteurs de motos-taxis et de tricycles dont 11 femmes. L’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général de la Cofor-Mali, Djibril Diarra.
La formation s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation, du renforcement des capacités de ces usagers quotidiens de la circulation. Elle entend inculquer les notions de citoyenneté, de bonne conduite aux conducteurs afin que ceux-ci adoptent des bons comportements pour réduire les accidents de circulation à défaut d’y mettre un terme.
Le comportement des utilisateurs de la route, le Code de la route, les panneaux de signalisation, les marquages au sol, la régularisation de la circulation étaient des modules enseignés lors de cette formation. La session de mise à niveau était dispensée par les éléments du Groupement de la sécurité routière (GSR), de la protection civile, des agents de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) et d’autres experts de la circulation routière.
L’un des formateurs en sécurité routière, Djigui Camara, a soutenu que l’homme, l’engin et la route sont les facteurs d’accidents de la circulation. Et de renchérir que l’homme est responsable à 82%, la route (8%) et l’engin est impliqué à 10%. Pour le formateur, le meilleur conducteur est celui ou celle qui est patient dans la circulation. Il a invité les conducteurs de motos-taxis et de tricycles qui n’ont pas fait les auto-écoles à aller apprendre le Code de la route dans ces écoles pour mieux appréhender les notions de la circulation routière.
Le formateur à la direction générale de la protection civile, Mohamed Togola, a développé la prévention, les secours civiques (PSC) et les gestes qui sauvent dans un accident de la circulation. Un accident de circulation, révèle-t-il, provoque des hémorragies internes ou externes.
Les premiers secours, explique-t-il, sont des gestes donnés à une victime pour lui éviter une mort immédiate et la rendre transportable vers un centre hospitalier au sens de la loi. Ils sont une obligation et un devoir pour quiconque se trouve près d’une personne en péril.
Et de rappeler le contenu de l’article 220 du Code pénal. «Est puni d’un emprisonnement d’un mois à trois ans et d’une amende de 24.000 à 1 million de Fcfa ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque s’abstient volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ni pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle soit en provoquant un secours». `
Alassane Koumaré, participant, s’est dit satisfait de la formation, parce qu’il a beaucoup appris sur le Code de la route, le secourisme, les procédures d’acquisition de l’assurance et pour le rappel des notions de sécurité routière. «Avec mes compétences, je prodiguerai des conseils et serai un relais auprès de mes amis qui n’ont pas eu la change d’être formés».
Saran Diarra, autre conductrice de moto-taxi a précise que la formation lui a permis de prendre davantage conscience des risques encourus dans la circulation. Sa camarade Kane Sidibé qui a bien assimilé les éléments nouveaux comme le secourisme, le sauvetage d’un accidenté, le marquage au sol et le Code de la route a promis de les mettre en pratique.
Sidi WAGUE
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