Des pirogues au bord du fleuve Djoliba qui attendent d’être réparées
Les berges du
Djoliba, au niveau du quartier de Sébénikoro en Commune IV du District de
Bamako, en plus d’être littéralement occupées par les habitations, abritent
aussi un parc de pirogues de transport du sable. Cette véritable industrie
artisanale est une source de pollution du fleuve et de nuisance pour les
riverains.
Surtout en période de
décrue, moment favorable pour réparer les embarcations qui servent au transport
du sable pendant la moitié de l’année. Dans cette activité, ils utilisent du
goudron en brûlis pour combler les fissures afin d’empêcher l’infiltration de l’eau.
La fumée dégagée par des litres de goudron brûlé par jour crée une nuisance qui
représente une menace pour la santé publique.
De centaines d’épaves
abandonnées dans le lit du fleuve, renferment toutes sortes de déchets qui
polluent le cours d’eau et perturbent l’habitat de la faune aquatique. Cette
situation est déplorée par Moussa Konta, un habitant du hameau de pêche situé à
une centaine de mètres de là. Selon notre pêcheur, cet endroit du fleuve
regorgeait de poissons.
Mais aujourd’hui, à cause de cette activité, il est
contraint de se déplacer à des kilomètres pour pêcher. Outre la pollution
aquatique, les riverains subissent quotidiennement la pollution de l’air,
engendrée par l’activité de brûlis du goudron. De l’avis d’un médecin que nous
avons approché, cette fumée est hautement cancérigène. Du coup, les habitants
de la zone sont exposés. Ce qui explique
l’inquiétude de Toumani Sidibé dont la maison se trouve à un jet de pierre. Il
dit avoir entrepris beaucoup de démarches auprès des autorités compétentes pour
faire cesser l’activité.
En vain. Face à
l’obstination des auteurs et l’inaction des pouvoirs publics, Toumani dit s’en
remettre à Dieu, pour la santé de sa famille. Amadou Mara, un autre riverain,
fustige aussi la fuite de responsabilité de nos services publics chargés de la
question, en l’occurrence la direction nationale de l’assainissement du contrôle
des pollutions et des nuisances (DNACPN). Ce service a pour missions, entre
autres, de constater les infractions à la réglementation sur la protection de
l’environnement.
«Mais, nous ne voyons
aucune utilité à ce service qui, cependant, dispose de tous les moyens de l’État»,
regrette le riverain. Ce septuagénaire se souvient qu’aux premières heures de
l’accession de notre pays à l’indépendance
jusqu’au régime défunt de feu Moussa Traoré, ce service, appelé à l’époque
Service d’hygiène, était craint de tous les citoyens. En effet, c’était une véritable
police de l’hygiène et de l’assainissement dans les quartiers.
« Tous les
matins, ses équipes faisaient le porte-à-porte pour constater l’état de propreté
des cours, la gestion des déchets et des eaux usées par les familles, se remémore-t-il.
Ceux qui déversaient leurs ordures ménagères ou leurs eaux usées dans la rue étaient
sanctionnés par une forte amende. Donc, on ne pouvait pas songer à un minimum
d’insalubrité, à fortiori, la situation de catastrophe écologique à la quelle
nous assistons aujourd’hui à cet endroit du fleuve », lance Amara Mara.
AUTRE LIEU, MÊME RÉALITÉ-A
Djikoroni-Para, des riverains du site de sable appelé « tchin tchin bô dankan»
vivent le calvaire. Le business de sable est y florissant, mais cette activité
nécessite l’utilisation de pirogues qui sont généralement fabriquées ou réparées
sur place. Et une fois mises hors service, ces pirogues restent sur les berges
du Niger.
Ainsi, l’on aperçoit des épaves sur plusieurs mètres. Les menuisiers
tentent de récupérer sur certaines pirogues abandonnées des planches réutilisables.
à notre passage, IB et Daouda s’acharnaient, arrache-clous en main, contre
l’une d’entre elles. Ils laisseront dans leur sillage, en fin de journée, une
bonne quantité de pointes rouillées. Celles-ci représentent un réel danger pour
les pêcheurs, les maraîchers et les petits enfants qui rôdent par là. Nafo Samaké, une maraîchère, témoigne : « Il
n’y a pas si longtemps, un enfant, venu chercher du bois pour sa maman, a été
gravement blessé par une pointe. Le sang giclait fort».
Qu’ils soient de Sébénikoro
ou de Djikoroni-Para, les riverains des sites de fabrication de pirogues
estiment que les services compétents doivent agir, en appliquant la loi dans
toute sa rigueur. Pour Amara Mara, ce n’est qu’en sévissant que les gens se
corrigeront et entreront en ordre de marche, pour protéger l’environnement et améliorer
le cadre de vie des paisibles citoyens. à quand donc cette décision ?
En réponse à cette
question, Drissa Traoré, conseiller technique en charge des questions
d’assainissement au ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement
durable, rappelle que quand les services de l’assainissement sont saisis par
une plainte, ils doivent obligatoirement réagir, en envoyant une équipe de
constat sur le terrain. Si des externalités sont alors constatées et qui
nuisent aux populations, les auteurs sont obligés d’apporter des mesures d’atténuation.
Au cas contraire, les autorités compétentes sont tenues de faire cesser
l’activité qui cause ces nuisances. Des brigades sont constituées à cet effet.
Compte tenu du nombre
insuffisant de leurs effectifs, les services ne peuvent pas assurer
convenablement leurs missions. C’est pourquoi, Drissa Traoré conseille à tout
citoyen qui est touché par une nuisance quelconque de saisir les services
d’assainissement de sa localité. C’est ainsi que nous pourrons circonscrire le
mal, estime-t-il.
N’Famoro KEITA
Rédaction Lessor
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