Dans son communiqué publié mardi, elle
rappelle que cet Accord est la pierre angulaire du règlement durable des crises
récurrentes qui ont affecté la partie septentrionale du Mali et un élément
essentiel de l’entreprise en cours de refondation de l’État malien.
«En outre,
l’exécution des engagements qui y sont contenus contribuera grandement à la sécurité
et à la stabilité régionales», fait remarquer la Médiation. Tout en saluant les
avancées enregistrées, elle signale que des aspects importants de l’Accord
restent encore à traduire dans les faits. Y compris la matérialisation des
dividendes de la paix au profit des populations vivant dans les zones affectées
par le conflit.
En outre, la Médiation internationale note
avec une profonde préoccupation les souffrances indicibles infligées aux
habitants des Régions de Gao et de Ménaka, confrontés à l’intensification des
attaques terroristes et à la montée de la criminalité. Ainsi que les déplacements
forcés importants de populations en direction d’autres régions, y compris celle
de Kidal.
«Elle exprime sa pleine solidarité avec ces populations et celles du
Centre du Mali, également aux prises avec le fléau du terrorisme et de la
violence, ainsi qu’avec le peuple malien d’une façon générale», soutient la Médiation,
appelant à une mobilisation internationale accrue pour leur apporter l’aide
humanitaire requise.
Cette situation met en exergue, s’il en était
besoin, l’impératif de la relance urgente du processus de paix. La Médiation,
rappelant les efforts par elle consentis en direction des parties, y compris
les propositions qu’elle a soumises en avril dernier, forme l’espoir que ces
actions soutenues permettront de créer les conditions de la relance des mécanismes
de suivi de l’Accord de paix et le parachèvement de son application.
Dans ce contexte, la Médiation note les préoccupations
exprimées par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme
sur le projet de Constitution soumis à référendum le 18 juin. S’agissant de la
prise en compte des dispositions de l’Accord dans le nouveau texte, elle apprécie
également la position du gouvernement, notamment sur le fait qu’aucune
disposition du projet de Constitution ne fait obstacle à la mise en œuvre de
l’Accord de paix et sa volonté exprimée d’honorer tous les engagements pris.
La Médiation internationale dit relever la réaffirmation
par les parties de leur attachement à l’Accord pour la paix et la réconciliation
et à son rôle, sous la direction de l’Algérie en tant que chef de file. Elle
souligne l’impératif de la mise en œuvre de tous les piliers du texte
qui constituent un ensemble indissociable. Y compris ceux relatifs au cadre
institutionnel en plus des aspects liés à la défense et à la sécurité, ainsi
qu’au développement socio-économique. Elle exhorte les parties à s’accorder
d’urgence sur les mesures de garanties nécessaires à cet égard.
La Médiation réaffirme son engagement à assumer pleinement son rôle de garant politique de la mise en œuvre de l’Accord de paix, y compris les réformes institutionnelles prévues. Elle relève avec satisfaction la volonté manifestée par les parties, de sortir, par le dialogue, le processus de paix de l’impasse actuelle et d’œuvrer ensemble pour parvenir à des solutions consensuelles permettant la relance de la mise en œuvre de l’Accord.
Souleymane SIDIBE
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