La 4è Conférence internationale sur le financement du développement a débuté hier au Centre d’expositions et de conférences de Séville, en Espagne, pour prendre fin le 4 juillet. Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, représentant le Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, a participé à la cérémonie solennelle d’ouverture sous la présidence du Chef du gouvernement du Royaume d’Espagne, Petro Sánchez, hôte du Sommet. C’était en présence du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antònio Guterres, du roi d’Espagne, Sa Majesté Felipe VI.
La première journée a réuni plus de 15.000 participants dont près de 60 Chefs d’État et de gouvernement dont les présidents du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de la Mauritanie, Mohammed Ould Ghazouani. Et des patrons d’institutions et d’organisations internationales comme l’Union africaine, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’Organisation mondiale du commerce (OMC). À l’unanimité ils ont adopté «l’engagement ou Compromiso de Séville). Ce document apparaît alors comme le fruit d’un dialogue inclusif entre gouvernements. Il jette ainsi les bases d’un cadre mondial renouvelé pour le financement du développement. Les engagements pris en la matière inclus des mesures pour combler le déficit de financement annuel, estimé à plus de 4.000 milliards de dollars américains pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).
Le texte prône de s’attaquer à la crise de la dette en proposant des actions concrètes et mesurables. Il suggère de «réformer les règles pour rendre le système financier international plus équitable et transparent, en plaçant les besoins des populations au centre et en insufflant un nouvel espoir» pour les populations du monde entier. Cette conférence se tient 10 ans après celle tenue en 2015 à Addis-Abeba, en Éthiopie et 5 ans avant la date buttoir des Objectifs de développement durable dont le taux de mise en œuvre à près de 30%. Elle intervient surtout dans un contexte marqué par la résurgence des conflits, l’intensification des activités terroristes notamment au Sahel. Le contexte est surtout marqué par un tarissement des investissements productifs et le durcissement des conditions d’accès au financement notamment pour les pays africains.
L'ouverture des travaux s'est déroulée en présence de près de 60 Chefs d’Etat et de gouvernement
Situation face à laquelle les dirigeants du continent ne peuvent être indifférents. Intervenant dans le débat général, ils ont dénoncé cet état de fait qui, selon eux, plombe les efforts énormes de mobilisation des ressources internes en cours. «L’Afrique ne demande pas de faveur, nous demandons plus d’équité, de justice et de partenariat mutuellement profitable», a rappelé le président kenyan, William Ruto. Comme lui, le président mauritanien, Mohamed Ould El-Ghazouani, a demandé de repenser l’architecture financière internationale qu’il trouve défavorable aux pays pauvres et aux populations vulnérables qui attendent des dirigeants des actions concrètes en fixant de nouvelles orientations réalisables qui les aideront à sortir de la pauvreté.
«Nous sommes ici à Séville pour changer de cap, réparer et relancer le moteur du développement, afin d’accélérer les investissements à l’échelle et à la vitesse requise. Et pour restaurer une certaine équité pour tous et justice pour tous», a déclaré le secrétaire général de l’ONU, dans son allocution d’ouverture. Antònio Guterres de qualifier «l’engagement de Séville» de promesse mondiale pour corriger la façon dont le monde soutient les pays dans leur marche vers le développement durable. Prospérité partagée et équitable dont l’atteinte exige plus de dynamisme et d’empathie. «Il est temps de faire un pas en avant et non seulement de réaffirmer notre engagement mais aussi de redoubler d’efforts et de solidarité. Nous devons améliorer la viabilité de la dette, assurer la justice fiscale et honorer nos engagements envers la coopération internationale», a insisté le Premier ministre espagnol, Petro Sánchez.
Coopération internationale multilatérale qu’il convient de renforcer en ces temps incertains. Le directeur général de la Banque mondiale a dessiné un tableau peu reluisant de la situation financière des pays pauvres, malgré les efforts énormes fournis par les institutions financières et de développement. C’est pourquoi, Axel van Trotsenburg a appelé à la mobilisation de «ressources sans précédent et d’une ampleur inédite» pour faire face aux défis du moment.
Surtout à un moment où la résilience de l’économie mondiale est mise à rude épreuve, a souligné le directeur général adjoint du Fmi. Toute chose qui, selon Nigel Clarke, risque de compromettre les perspectives de croissance et de développement. Pour espérer inverser la tendance, il demande de mettre en œuvre des «ressources internes robustes» en mobilisant davantage de recettes nationales. Pour lui, les partenaires doivent apporter des assistances adaptées aux besoins des pays qui subissent les chocs mondiaux.
Auparavant, le roi d'Espagne, souhaitant la bienvenue aux délégations, avait exprimé la joie et la fierté pour son pays d’être le premier pays européens à avoir abrité cette rencontre. Il a insisté sur la nécessité de la préservation «d’un monde de droit, de solidarité et de dialogue».
Durant les cinq jours de la conférence, huit plénières et six tables rondes sont prévues et 470 événements spéciaux et parallèles.
Envoyé spécial
Cheick Moctar TRAORE
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