Dans un des secteurs de ce quartier populeux de la Commune VI du District de Bamako, cette dame a vécu de longues heures de terreur avant de trouver refuge auprès des forces de sécurité. Son époux, identifié par l'initiale « Y », âgé de 36 ans, est aujourd'hui poursuivi pour des faits présumés de « coups et blessures volontaires, menaces de mort et de détention illégale d'une arme à feu ».
Selon nos informations, les faits remontent au dimanche 12 juillet dernier. Ce jour-là , la victime, encore sous le choc s'est présentée, au Commissariat de police de Yirimadio pour dénoncer les violences dont elle est victime de la part de son époux, depuis un bon moment et de manière répétée au sein de son foyer.
Face aux enquêteurs, elle soutiendra qu’il suffit de la moindre dispute entre son époux et elle pour que ce dernier la violente. C’est soit des violences physiques, voire verbales avec des injures qu’elle a qualifiées de très graves. Et tout cela survient généralement sur la base de soupçons infondés.
Après s’être longtemps tûe, la dame a décidé de manifester son inquiétude face aux dérives de son époux. D’après elle, très récemment, l’époux violent l'aurait violemment frappée à l'aide d'un bâton, aveuglé par la colère, il se serait saisi d’une arme à feu et l'aurait menacée de mort.
C’est ainsi que, redoutant le pire, elle n'eut d'autre choix que de quitter précipitamment le domicile conjugal pour solliciter la protection de la police. Informé de la gravité des faits, le Commissaire principal de police Modibo K. Diarra ordonna sans délai l'ouverture d'une enquête.
Les éléments de la Brigade de recherches furent immédiatement dépêchés au domicile du couple, afin de procéder aux premières constatations. La perquisition effectuée sur les lieux permit aux limiers de découvrir et de saisir une arme à feu « détenue illégalement ».
Le trentenaire fut alors interpellé sans résistance, puis conduit dans les locaux du Commissariat de police de Yirimadio pour les besoins de l'enquête. Placé en garde à vue, il devra répondre des faits présumés de «coups et blessures volontaires, menaces de mort et de détention illégale d'une arme à feu». 
Les investigations se poursuivent, afin d'établir avec précision les circonstances de cette affaire et de situer les responsabilités de chacun.
Tamba CAMARA
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