À cette époque, nul billet, aucune pièce ne porte encore le visage d’une banque centrale. Pourtant, la monnaie existait déjà sous d’autres formes. Le sel, les cauris, les étoffes et surtout l’or rythment les échanges. La richesse se mesure, se pèse et se transporte. Sur les routes commerciales reliant les royaumes, les marchands développent des pratiques qui permettent de donner une valeur aux biens et de sécuriser les transactions. Chez les Akan, grands acteurs du commerce de l’or dans l’actuelle Côte d’Ivoire et au Ghana, les poids en bronze deviennent de véritables instruments de mesure. Fabriqués en formes géométriques, humaines ou animales, ils servent à déterminer avec précision la quantité de poudre d’or échangée.
Parmi eux, le poisson-scie occupe une place particulière. Sa représentation renvoie à la puissance, à l’abondance et à la prospérité. L’animal, autrefois présent dans les eaux du golfe de Guinée, devient ainsi un symbole de richesse. Des siècles plus tard, cette petite figurine va changer de vie. Elle quitte les anciennes balances des commerçants pour entrer dans l’histoire monétaire moderne. La BCEAO choisit le poisson-scie comme l’un des éléments de son identité visuelle, faisant ainsi le lien entre les pratiques monétaires ancestrales et la monnaie contemporaine. Sur les billets et les pièces, sa silhouette raconte donc bien plus qu’une histoire graphique. Elle rappelle que la monnaie ouest-africaine plonge ses racines dans une longue histoire d’échanges, de savoir-faire et de civilisations. Du poids d’or posé sur une balance au billet glissé aujourd’hui dans un portefeuille, c’est toute une histoire de la richesse et de la monnaie qui se raconte.
Mariam A. TRAORÉ
À sa 25e assemblée générale, l’APSFD-Mali a dressé le bilan d’un secteur en progression et appelé à accélérer sa transformation.
La direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence s’est investie pour assurer un approvisionnement régulier de la Cité des rails en produits de grande consommation; notamment les hydrocarbures. Elle a permis aux opérateurs économiques de renforcer leur résilience.
Dans un contexte marqué par les crises sécuritaire, énergétique et économique, le numérique offre aux entreprises maliennes de nouvelles capacités d’adaptation pour maintenir leurs activités et préparer l’avenir.
Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.
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En cinq ans, le Commissariat à la sécurité alimentaire a distribué plus de 135.000 tonnes de céréales et développé des actions de résilience. Son défi : renforcer les stocks et réduire durablement la vulnérabilité des populations.