Ouélessébougou : Evolution satisfaisante

La campagne agricole bat son plein dans le Cercle de Ouélessébougou, les regards sont tournés vers les champs.

Publié vendredi 21 août 2026 à 09:36
Ouélessébougou : Evolution satisfaisante

L’état des cultures est rassurant

 

Après le démarrage effectif des travaux champêtres, les conditions pluviométriques, l’accès aux intrants et l’accompagnement des services techniques agricoles restent des facteurs déterminants pour la réussite de la campagne en cours. Face à ces enjeux, nous avons mené une enquête dans le but de faire ressortir l’évolution de l’agriculture dans la zone, les résultats envisagés et les difficultés rencontrées

Interrogé sur le déroulement global de la saison, Théophile Diakité, Ingénieur de l’agriculture et du génie rural, chef secteur de l’agriculture de Ouélessébougou dresse un premier bilan satisfaisant sur les plans social et technique dans la mise en œuvre de ses activités. Les principales cultures pratiquées dans la zone de Ouélessébougou sont le maïs, le mil, le sorgho, le riz, le fonio et l’arachide. Ces cultures contribuent principalement à l’alimentation des populations et à la satisfaction des besoins des ménages agricoles. À ces cultures vivrières s’ajoutent des cultures de rente, notamment le coton, qui constitue une source importante de revenus pour les producteurs.

Le niébé est également cultivé pour son importance alimentaire et économique. L’ensemble de ces cultures contribue à la sécurité alimentaire, à la création de revenus et au développement économique des communautés de la zone, a confié le chef secteur Diakité. Il a souligné que les superficies actuellement consacrées aux principales cultures sont de 29.818 hectares, pour une prévision de production estimée à 71.467 tonnes de céréales. Il a également fait savoir que les pluies sont régulières et bien réparties dans le temps et dans l’espace et globalement suffisantes pour les cultures à cette date. Toutefois, a expliqué le chef secteur, les principales difficultés rencontrées sont liées au démarrage tardif et à la faiblesse d’approvisionnement en intrants agricoles, notamment les engrais subventionnés et les pesticides. Ces difficultés ont un peu perturbé le calendrier des travaux et des semis.

Parlant de l’augmentation de production agricole par rapport aux années précédentes, l’Ingénieur de l’agriculture confirme la hausse. Pour lui, cette amélioration s’explique principalement par l’utilisation de semences améliorées, d’engrais et d’autres intrants agricoles, ainsi que par l’adoption progressive de nouvelles techniques de production. L’appui des services techniques, des organisations paysannes et des différents partenaires a également contribué à améliorer les rendements. Pour les mesures d’accompagnement envers les producteurs, il dira que son service a récemment réalisé des séances de formation et de sensibilisation au profit des producteurs sur les bonnes pratiques agricoles (labour, apport de fumure de fond, semis en ligne, densité de semis), l’utilisation rationnelle des intrants, la gestion et l’entretien des cultures, la protection et la fertilité des sols, ainsi que l’adaptation au changement climatique.

Dans le champ de maïs de Sitapha Sangaré, producteur agricole dans le village de Mana, situé à 5 km de la ville, l’état végétatif de ses cultures est satisfaisant. Il a souligné que son succès se réside dans l’utilisation du maïs hybride depuis plus de quatre ans. « Même si les semences de maïs hybride coûtent très chères sur le marché, elles sont plus productives et donnent un bon rendement allant jusqu’à 80 sacs de céréale par hectare après les récoltes », a-t-il plaidé pour montrer son penchant pour cette céréale. Toutefois, pour la campagne présente, notre producteur a relevé des difficultés rencontrées par la majorité des paysans de la zone, notamment l’irrégularité des pluies, le coût et les retards des engrais et autres intrants, le manque de moyens financiers, la dégradation et la baisse de fertilité. Le coût élevé des intrants amène les agriculteurs à réduire les quantités utilisées, ce qui entraîne une baisse des rendements et des revenus, et rend ainsi plus difficile le financement de la campagne suivante. « Les engrais subventionnés par l’État tardent à arriver dans nos coopératives. Nous avons des difficultés pour acheter les engrais nécessaires, dont le sac de 50 kg coûte 25.000 Fcfa et plus sur le marché », a ajouté le producteur avant de solliciter un accompagnement des autorités pour accélérer la livraison des intrants.

À Ouélessébougou si la situation globale de l’évolution de la campagne agricole est acceptable selon le constat fait par le service de l’agriculture et la plupart des producteurs rencontrés, ils affichent tous une mine inquiétante par rapport à l’irrégularité des pluies et à la faiblesse de la chaîne d’approvisionnement en intrants.

Abdoulaye COULIBALY Amap-Ouélessébougou

Rédaction Lessor

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