Nouvelle mesure routière : Les véhicules sans plaque interdits de circuler

Le gouvernement durcit le ton contre les véhicules non immatriculés. Depuis le 30 juin 2026, leur circulation est interdite sur toute l’étendue du territoire national. En parallèle, un important dispositif d’exonérations fiscales et douanières est mis en place pour permettre aux propriétaires de régulariser leur situation à moindre coût

Publié vendredi 03 juillet 2026 à 08:48
Nouvelle mesure routière : Les véhicules sans plaque interdits de circuler

L’Etat mise sur une régularisation rapide du parc automobile, afin de mieux protéger les personnes et les biens


 La lutte contre l’insécurité passe désormais aussi par une meilleure identification des véhicules. À compter du 30 juin 2026, tout véhicule circulant sans plaque d’immatriculation est interdit sur l’ensemble du territoire national. Cette décision des autorités vise à mettre un terme à la circulation de véhicules difficilement identifiables, souvent exploités pour échapper aux contrôles ou faciliter des activités illicites. L’annonce a été faite à la télévision nationale par le ministre d’état, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

Cette mesure s’inscrit dans la dynamique de renforcement des dispositifs de sécurité engagés par les pouvoirs publics. L’objectif est clair : permettre aux forces de défense et de sécurité d’identifier rapidement les véhicules en circulation, de renforcer les contrôles et de lutter plus efficacement contre la criminalité.  Mais le gouvernement entend également privilégier l’accompagnement. Afin d’éviter que les contraintes financières ne constituent un frein à la mise en conformité, un régime exceptionnel de facilitation est instauré.

Les propriétaires de véhicules dont la valeur en douane n’excède pas 30 millions de Fcfa, bénéficieront, selon leur situation administrative, d’exonérations des droits de douane, des droits de timbre et des frais d’enregistrement. Les détenteurs de véhicules concernés disposent d’un délai d’un an pour accomplir les formalités de régularisation. Ceux qui ont déjà acquitté les droits de douane profiteront, quant à eux, pendant six mois, d’une exonération des frais de timbre et d’enregistrement.

Pour le ministre Alousséni Sanou, cette réforme poursuit un double objectif : renforcer la sécurité publique tout en allégeant les charges administratives et financières supportées par les citoyens. En levant les principaux obstacles à l’immatriculation, les autorités espèrent favoriser une adhésion massive des propriétaires de véhicules.

Au-delà d’une simple formalité administrative, l’immatriculation devient ainsi un véritable outil de sécurité nationale.  En conjuguant fermeté et mesures d’accompagnement, le gouvernement mise sur une régularisation rapide du parc automobile, afin de mieux protéger les personnes et les biens sur l’ensemble du territoire.

Mariam A. TRAORÉ

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