Mines : 109,142 milliards de fcfa pour bâtir le mali de demain

Les ressources ainsi mobilisées sont exclusivement destinées à la réalisation d'infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, trois secteurs considérés comme essentiels à la transformation structurelle de l'économie

Publié mercredi 05 août 2026 à 13:07
Mines : 109,142 milliards de fcfa pour bâtir le mali de demain

Le ministre Alousséni Sanou

 

Au-delà d’alimenter les recettes publiques, les richesses minières sont aussi appelées à financer directement les grandes infrastructures du pays. En seulement dix-huit mois, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport a mobilisé 109,142 milliards de Fcfa, une manne destinée à accélérer la construction de routes, d'ouvrages hydrauliques, d'infrastructures énergétiques et de transport. Une nouvelle illustration de la volonté des autorités de faire des ressources du sous-sol un véritable moteur de développement.

L'or malien ne servira plus uniquement à alimenter les exportations et les caisses de l'État. Désormais, il devra aussi financer les infrastructures qui conditionnent le développement économique du pays. C'est tout le sens du Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, dont le Comité de pilotage a tenu sa première réunion, vendredi 31 juillet 2026, sous la présidence du ministre d'État, ministre de l'Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

Cette première session a permis de mesurer l'ampleur des ressources déjà générées par ce mécanisme prévu par le Code minier. Entre le 1er janvier 2025 et le 30 juin 2026, les contributions des sociétés minières ont atteint 109,142 milliards de Fcfa, répartis entre 57,751 milliards mobilisés en 2025 et 51,391 milliards au cours du premier semestre 2026.

Pour le ministre d'État, ces résultats confirment la pertinence des réformes engagées et traduisent la volonté du Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, de faire du secteur minier un levier direct de financement des investissements publics. Institué par l'article 98 de la loi n°2023-040 du 29 août 2023, le fonds est alimenté par les titulaires de permis d'exploitation des grandes et petites mines ainsi que par les exploitants industriels de substances de carrière. Ils versent 1 % du chiffre d'affaires trimestriel et 10 % de la taxe ad valorem durant les cinq premières années d'exploitation, avant que le prélèvement sur le chiffre d'affaires ne passe à 2,5 %.

Les ressources ainsi mobilisées sont exclusivement consacrées à la réalisation d'infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, trois secteurs considérés comme essentiels à la transformation structurelle de l'économie. Au cours de la réunion, il a également été annoncé que plus de 120 milliards de FCFA sont désormais disponibles pour financer des projets structurants.

Le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, a salué une réforme qui confirme le rôle stratégique du secteur extractif dans le développement national. Selon lui, l'opérationnalisation progressive des autres fonds prévus par le Code minier permettra d'accroître encore davantage les retombées économiques des activités minières au profit des populations.

Les ministères bénéficiaires n'ont pas tardé à présenter leurs priorités. Le département des Transports et des Infrastructures a soumis plusieurs projets majeurs portant notamment sur le développement du chemin de fer, la réalisation de nouvelles routes, l'acquisition de bateaux et la relance de Mali Airlines SA, afin de renforcer la mobilité, le désenclavement et la diversification des voies d'approvisionnement.

Du côté de l'Énergie et de l'Eau, les attentes sont tout aussi importantes. Le ministre Pr Tiémoko Traoré estime que ce fonds permettra d'accélérer la réalisation d'ouvrages hydrauliques et énergétiques indispensables à la souveraineté nationale, à l'amélioration de l'accès à l'eau potable, au développement agricole et industriel ainsi qu'au bien-être des populations. Il a rappelé que le Fonds de développement local a déjà permis de transférer plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales.

Au-delà des montants mobilisés, cette réforme marque un changement profond dans la gouvernance des ressources minières. Désormais, une part de la richesse produite par les mines est directement réinvestie dans les infrastructures qui soutiennent la croissance et améliorent les conditions de vie des populations.

Cette première réunion du Comité de pilotage consacre ainsi une nouvelle approche du développement : transformer les revenus tirés du sous-sol en infrastructures visibles et durables. Si cette dynamique se poursuit, les milliards issus des mines ne seront plus seulement des statistiques budgétaires, mais des routes, des barrages, des réseaux électriques, des ouvrages hydrauliques et des équipements de transport qui renforceront durablement la souveraineté économique et le développement du Mali.

Mariam A. TRAORÉ

Lire aussi : Wonida : «Le Rungis» où bat le pouls économique de la capitale

Dans le vacarme des klaxons, des appels des commerçants et des marchandages, cet espace commercial révèle chaque jour une facette essentielle de l’économie bamakoise. Ce marché populaire, devenu un passage obligé pour de nombreux habitants, concentre une intense activité où se rencontrent .

Lire aussi : Namassa Danga : Le cœur fruitier de la capitale

Situé à N’Golonina, en Commune II du District de Bamako, ce haut lieu foisonnant de commerces est bien plus qu’un simple marché. Il est le pouls des fruits et légumes qui changent de mains.

Lire aussi : San : Le retour des pluies ravive l’espoir des producteurs

Après plusieurs jours marqués par l’inquiétude liée à une poche de sécheresse, les précipitations enregistrées ces dernières heures dans la région de San apportent un souffle nouveau au monde rural. Les producteurs entrevoient désormais une campagne agricole plus prometteuse.

Lire aussi : Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés

Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés.

Lire aussi : Insécurité alimentaire : Des actions décisives pour juguler la crise

De l’assistance immédiate au renforcement des moyens d’existence, le Plan national de réponses 2026 traduit la volonté du gouvernement de mieux protéger les populations vulnérables tout en réduisant progressivement leur dépendance à l’aide d’urgence.

Lire aussi : Feuilles de patate douce : La rareté qui intrigue les ménagères

Dans plusieurs marchés de la capitale, les feuilles de patate douce se font rares depuis quelques semaines. Entre difficultés d’approvisionnement, hausse des prix et versions contradictoires des acteurs, consommateurs et commerçantes s’interrogent sur les véritables causes de cette situation.

Les articles de l'auteur

Wonida : «Le Rungis» où bat le pouls économique de la capitale

Dans le vacarme des klaxons, des appels des commerçants et des marchandages, cet espace commercial révèle chaque jour une facette essentielle de l’économie bamakoise. Ce marché populaire, devenu un passage obligé pour de nombreux habitants, concentre une intense activité où se rencontrent grossistes, détaillants et consommateurs.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 09 septembre 2026 à 09:11

Namassa Danga : Le cœur fruitier de la capitale

Situé à N’Golonina, en Commune II du District de Bamako, ce haut lieu foisonnant de commerces est bien plus qu’un simple marché. Il est le pouls des fruits et légumes qui changent de mains.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 09 septembre 2026 à 09:07

Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés

Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié vendredi 04 septembre 2026 à 09:00

Insécurité alimentaire : Des actions décisives pour juguler la crise

De l’assistance immédiate au renforcement des moyens d’existence, le Plan national de réponses 2026 traduit la volonté du gouvernement de mieux protéger les populations vulnérables tout en réduisant progressivement leur dépendance à l’aide d’urgence.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié vendredi 04 septembre 2026 à 08:57

Gombo : Une contre-saison lucrative

À Bougouni-Place, au marché de Ouolofobougou, les sacs de gombo passent de main en main dans un ballet quotidien qui témoigne de l’importance de ce légume dans les habitudes alimentaires quotidiennes. Mais cette année, la rareté des pluies perturbe le calendrier de production et retarde l’arrivée en abondance du gombo de saison. Une situation qui inquiète les commerçantes et les ménagères, grandes amatrices des nombreuses sauces préparées à base de ce produit.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié jeudi 03 septembre 2026 à 08:58

Projet immobilier : Le syndicat des impôts réalise une prouesse

Le syndicat de ce service de l’assiette s’est investi pour permettre aux collègues de disposer d’un logement décent dans la Cité Bekan de la SEMA-SA à Kati. Une initiative saluée par le premier responsable syndical, Soungalo Traoré, qui espère poursuivre l’entreprise jusqu’à ce qu’un plus grand nombre de ses camarades soit à l’abri du besoin.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mardi 01 septembre 2026 à 09:09

N’Tomikorobougou : Un bosquet pour immortaliser feu El Hadj Mamadou Sidibé

Le collectif «N’Tomikorobougou Siguida Nièta» a organisé une opération de reboisement dans le quartier de la Commune III du District de Bamako. L’initiative vise à renforcer la protection de l’environnement tout en rendant hommage à l’ancien chef de quartier, feu El Hadj Mamadou Sidibé..

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié jeudi 27 août 2026 à 08:46

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner