Mise en terre d’un plant par les ministres Mme Doumbia Mariam Tangara et Amadou Sy Savané
Planter un arbre dans une cour d’école peut sembler être un geste ordinaire. Mais lorsqu’il est posé par deux membres du gouvernement, devant des élèves et des responsables de l’éducation, il prend une tout autre dimension. C’est dans cet esprit que le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, et son homologue de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, ont coprésidé, hier jeudi, une cérémonie de plantation d’arbres au lycée Ibrahima Ly de Bamako.
La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général adjoint des Eaux et Forêts, Aboubacar Maïga, et de la directrice de l’Académie d’enseignement de la rive droite de Bamako, Aminata Kanté.
Placée sous le thème « La jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et plus résilient », cette 32è édition de la campagne nationale de reboisement est organisée autour du slogan « Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous ». Elle entend faire de la protection de l’environnement une responsabilité collective et une priorité nationale.
Pour le ministre de l’Éducation nationale, le choix du milieu scolaire n’est pas fortuit. L’école constitue, selon lui, un cadre privilégié pour inculquer aux jeunes les bons réflexes et développer une véritable conscience environnementale. « C’est un geste qui paraît anodin, mais planter un arbre, c’est participer à la survie de notre humanité », a-t-il déclaré.
Amadou Sy Savané a rappelé les multiples fonctions des arbres, notamment leur contribution à la production d’oxygène, à la capture du dioxyde de carbone et à la préservation de la biodiversité. Il a invité les responsables de l’éducation à multiplier les initiatives de reboisement dans les établissements scolaires et à renforcer l’éducation environnementale.
Mais au-delà de la plantation, le ministre a surtout insisté sur l’entretien et la protection des plants. Car, a-t-il laissé entendre, planter un arbre ne constitue que le début d’un long processus. Sa survie dépendra de l’attention qui lui sera accordée par les élèves, les enseignants et l’ensemble de la communauté scolaire.
De son côté, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a rappelé que le lancement officiel de la campagne avait eu lieu le 25 juillet dernier, sous le haut parrainage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, représenté par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga.
Mme Doumbia Mariam Tangara a expliqué que le thème de cette année invite chaque Malien à prendre conscience de sa responsabilité dans la sauvegarde du couvert végétal.
« Chaque Malien doit avoir le réflexe de planter un arbre et de l’entretenir jusqu’à ce qu’il atteigne une certaine maturité », a-t-elle souligné.
La campagne nourrit cette année une ambition particulièrement importante : planter 21 millions d’arbres à travers le pays. Pour atteindre cet objectif, la ministre a appelé les populations à s’approprier l’initiative et à faire du reboisement un engagement quotidien plutôt qu’une simple activité saisonnière.
À l’Académie d’enseignement de la rive droite, l’initiative est accueillie avec enthousiasme. Sa directrice, Aminata Kanté, s’est dite honorée de la présence des deux membres du gouvernement au sein de l’établissement. « Qui plante un arbre n’a pas vécu pour rien », a-t-elle lancé.
Elle a également insisté sur l’importance des arbres dans le renouvellement de l’oxygène, le cycle de l’eau et la préservation du couvert végétal. Pour elle, la cérémonie doit surtout servir de déclic auprès des élèves afin qu’ils deviennent, à leur tour, des ambassadeurs de la protection de l’environnement.
Le message est donc clair : au-delà du nombre de plants mis en terre, l’enjeu est de faire naître chez les jeunes une véritable culture écologique. Car, dans un pays sahélien confronté aux effets du changement climatique et à la dégradation progressive de ses ressources naturelles, chaque arbre compte. Et chaque arbre qui survit est déjà une petite victoire pour les générations futures.
Fatoumata KAMISSOKO
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