Le ministre Yaya Gologo (d) et son collègue en charge de la Fonction publique Fassoum Coulibaly
Cependant, le citoyen attend autre chose. « Il veut savoir si l'école fonctionne mieux, si le centre de santé répond à ses besoins, si ses démarches administratives sont plus simples, si les services publics sont plus accessibles et si l'argent public est utilisé avec efficacité. C'est précisément là que la Gestion axée sur les résultats (Gar) prend tout son sens et c'est dans cette perspective que le département de la refondation de l’état a engagé le processus de révision de la politique nationale de la Gar. Il s’agit d’un processus qui a été conduit de manière participative.
L´atelier national de validation dudit document révisé et son plan d'actions 2026-2030 se tient, depuis mercredi dernier au Centre international de conférences de Bamako. L´ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Refondation de l´état, chargé des Relations avec les Institutions, Yaya Gologo, en présence de son collège en charge du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly. Durant trois jours, au-delà de la validation du document, les participants s’accorderont sur la nouvelle ambition à dégager pour notre administration publique. Une administration qui fixe clairement ses objectifs et qui mesure ses résultats et dont la performance se mesure à l'amélioration concrète de la vie des citoyens.
Dans son discours d’ouverture le ministre Yaya Gologo a signalé que la réforme de l'administration publique ne peut être l'affaire d'un seul ministère ou d'une seule catégorie d'acteurs. Pour lui, elle est l'affaire de l'État tout entier et, au-delà, de la nation. S’interrogeant sur ce que nous faisons des ressources publiques qui nous sont confiées, le ministre a invité les acteurs à adopter les pratiques qui produisent des résultats au profit de nos concitoyens. « C'est cette culture de la performance, de la responsabilité et de la redevabilité que le gouvernement entend consolider », a précisé le patron du département de la Refondation de l’état, rappelant que notre pays s'est engagé depuis plusieurs années dans cette voie. Il dira, par ailleurs, que la politique nationale de la Gar, adoptée en 2016, avait pour vision de faire de notre administration publique « une administration performante, responsable et redevable aux citoyens ».
D’après Yaya Gologo, des progrès importants ont été réalisés incluant le passage au budget programme, l'introduction progressive des outils de performance dans les politiques publiques, le développement des manuels de procédures et les nombreuses actions de renforcement des capacités. Toutefois, a-t-il nuancé, ces acquis restent encore insuffisants. étayant ses propos, il indiquera que la culture des résultats n'est pas encore suffisamment ancrée dans toutes nos administrations. Il a ajouté que les outils sont parfois connus sans être véritablement utilisés.
« Les mécanismes de suivi-évaluation doivent être renforcés et surtout nous devons réduire les écarts entre les principes affichés et les résultats vécus par les usagers », a martelé le ministre. C'est pourquoi, a-t-il souligné, la révision de notre politique nationale de la Gar arrive à un moment particulièrement important. Yaya Gologo rappellera ensuite que cette révision s'inscrit pleinement dans la dynamique de la fondation de l'État engagée par notre pays.
Cette révision s'inscrit également dans la vision prospective 2063 ainsi que dans sa mise en œuvre à travers la Stratégie nationale pour l'émergence et le développement (SNEDD) 2024-2033. Le ministre Gologo soulignera que cette stratégie fait de la refondation de la gouvernance une priorité et vise notamment à rendre l'administration publique plus moderne, plus performante et plus proche des citoyens et davantage orientée vers l'intérêt général. « Ainsi, la Gar n'est pas une fin en soi, elle est un instrument au service de la transformation de l'État », a précisé le chef du département de la refondation de l’état.
Bembablin DOUMBIA
Initialement fixé au lundi 5 puis au jeudi 8 octobre passés, le procès impliquant Adama Sangaré va finalement s’ouvrir le lundi 12 octobre prochain après avoir été renvoyé à 2 reprises..
Dans cette interview, le Directeur général adjoint de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex-Mali) se prononce sur l’ouverture du marché chinois aux produits maliens sans droit de douane. Yacouba Yassa Diarra explique les avantages de cette politique pour les opérateurs é.
La filière de Karité constitue de nos jours, une source de revenus très significative pour les populations féminines en milieu rural. Plusieurs femmes vivent de cette filière à Djitoumou en faisant d’elle, une activité principale qui contribue à leur indépendance économique..
Les collectivités territoriales de la Région de Dioïla bénéficieront de 122 millions de Fcfa au titre du Fonds minier, a annoncé, mardi, le gouverneur de la région, le Général de division Kèba Sangaré. L’annonce a été faite lors d’une rencontre avec les maires des 23 communes de la .
La brigade territoriale de la Gendarmerie de Kéniéba a appréhendé un homme en possession de trois portes en bois, pièces du musée d’archéologie et d’ethnologie du Mali et d’un coffre-fort contenant 75 paquets de 1.000 dollars chacun à blanchir. La saisie de ces objets qui, une fois .
L’Association des régions du Mali (ARM) a organisé, hier dans ses locaux, un atelier d’appropriation des décrets de transfert des compétences et des ressources de l’État aux collectivités territoriales et de gestion axée sur les résultats. La rencontre était présidée par le ministre.