Une délégation de cette institution s’est rendue au Théâtre Sogolon à Bamako pour saluer la performance de la troupe malienne et son apport au rayonnement de la culture nationale à l’étranger.
Présenté sur la scène du Théâtre académique national tatar de marionnettes « Ekiyat », le spectacle « Le Petit Sioux », inspiré des contes traditionnels bambaras, a permis au public russe de découvrir la richesse du patrimoine culturel malien, la profondeur de la tradition orale africaine ainsi que l’univers artistique singulier du Théâtre Sogolon.
La qualité de la prestation a été unanimement appréciée par les festivaliers et les professionnels du secteur. À cette occasion, le Théâtre Sogolon a obtenu deux distinctions majeures : le diplôme des chroniqueurs culturels des médias de la République du Tatarstan, décerné « Pour un art lumineux qui unit le monde », ainsi qu’un diplôme spécial du jury « Pour la création d’un pont culturel à travers l’art du théâtre de marionnettes ».
La participation des artistes maliens à cette rencontre internationale a bénéficié du soutien de l’Ambassade de Russie au Mali et de la Maison russe au Mali - Centre de diplomatie publique. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement des échanges culturels et humanitaires entre le Mali et la Fédération de Russie.
Lors de la rencontre organisée à Bamako, les représentants de la Maison russe au Mali ont félicité Yaya Coulibaly et son équipe pour leur succès au festival de Kazan, estimant que cette expérience illustre concrètement le rôle de la culture comme vecteur de rapprochement entre les peuples.
Pour sa part, Yaya Coulibaly a exprimé sa reconnaissance pour cette expérience qu’il considère comme une étape importante dans le développement des relations entre le Mali, les pays du Sahel et la Fédération de Russie. « Notre visite en Russie, à Moscou et à Kazan, a été une grosse opportunité de redynamiser cette coopération entre le Sahel et la Fédération de Russie sur le plan humain et sur le plan du développement global », a-t-il déclaré.
L’artiste a également souligné l’importance de l’éducation et de la langue dans le rapprochement des peuples. Il a rappelé que la langue russe était enseignée au Mali dans les années 1970, exprimant le souhait de voir cette tradition relancée afin d’accompagner le développement des échanges culturels et éducatifs entre les deux pays.
Selon lui, la coopération entre la Russie et les pays du Sahel doit placer l’être humain au cœur des politiques de développement. « La vision aujourd’hui de la Fédération de Russie vers le Sahel, c’est de mettre l’être humain au centre du développement », a-t-il indiqué.
Yaya Coulibaly a enfin insisté sur la nécessité de poursuivre la construction de passerelles entre les peuples à travers l’art, l’éducation et la mémoire culturelle.
La Maison russe au Mali a réaffirmé sa volonté de soutenir de nouvelles initiatives dans les domaines du théâtre, de l’éducation artistique, de l’apprentissage de la langue russe et de la diplomatie publique.
La participation du Théâtre Sogolon au festival de Kazan, ainsi que la rencontre organisée à Bamako, témoignent du rôle majeur que peut jouer la culture dans le renforcement des liens entre le Mali, la Russie et, plus largement, les pays du Sahel.
Makan SISSOKO
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