«Kalebasse», une entreprise spécialisée dans la communication visuelle
À Kalaban
Coura, la première étape de la visite a conduit la délégation à «Kalebasse»,
une entreprise spécialisée dans la communication visuelle. Son promoteur,
Boubacar Kanouté, s’est réjoui de l’accompagnement reçu. «Nous remercions les
autorités pour leur accompagnement constant, ainsi que le FACEJ et nos
facilitateurs pour leur soutien», a-t-il déclaré.
L’entreprise
ne se limite pas à la communication visuelle. Elle intervient également dans la
formation des jeunes, notamment en graphisme, impression et fabrication de
savon. Depuis sa création, une centaine de jeunes ont déjà bénéficié de ses
formations. « Kalebasse » organise aussi des sessions gratuites
destinées à renforcer les compétences des jeunes et à promouvoir la culture
entrepreneuriale. Pour consolider son développement, Boubacar Kanouté souhaite
désormais renforcer le réseautage de son entreprise. Il plaide notamment pour
une mise en relation avec des partenaires de la sous-région et d’autres
continents, afin d’élargir ses activités et de développer de nouveaux
partenariats. À Kalaban Coro, la ministre a découvert « Prodevma, »
une entreprise dirigée par Adja Fatouma Ba et spécialisée dans les solutions
technologiques et la sécurité électronique. Contrôle d’accès par serrure
électronique commandée par téléphone, badge, empreinte digitale ou
reconnaissance faciale, géolocalisation des véhicules, vidéosurveillance et
fourniture de matériels informatiques figurent parmi ses principales activités.
La
promotrice a toutefois reconnu que les débuts ont été difficiles. « Durant les
deux premières années, nous avons enregistré d’importantes pertes financières
», a-t-elle témoigné. Elle a également évoqué les difficultés à gagner la
confiance des clients dans un secteur encore perçu comme masculin.
Pour convaincre,
Prodevma a misé sur des démonstrations gratuites de ses solutions. Une
stratégie qui lui a permis de décrocher ses premiers marchés. L’entreprise a
ensuite été confrontée aux difficultés liées à l’électricité et au manque de
fonds de roulement. L’appui du FACEJ II lui a alors permis de résoudre une
partie de ses problèmes. « Le projet nous a aidés à résoudre nos problèmes
d’électricité et nous a également apporté un appui financier qui a renforcé
notre fonds de roulement», a salué Adja Fatouma Ba, estimant que cet
accompagnement a constitué un véritable levier de développement.
Pour
Christine Kaboré Kayitesi, cheffe d’équipe du FACEJ II, la visite ministérielle
constitue un encouragement pour les équipes qui accompagnent les jeunes
entrepreneurs. Elle les a invités à rester persévérants et à avancer avec
patience. «Il ne faut pas vouloir tout obtenir en même temps, car cela peut
compromettre le développement d’une entreprise», a-t-elle conseillé. Au terme
de la visite, Oumou Sall Seck s’est dite satisfaite des résultats enregistrés.
Pour elle, les expériences de Kalebasse et de Prodevma illustrent les
possibilités offertes aux jeunes lorsque ceux-ci bénéficient d’un
accompagnement adapté.
La
ministre a rappelé que le FACEJ II est un projet de son département destiné à
soutenir la politique gouvernementale en matière d’entrepreneuriat, de
formation et d’employabilité des jeunes. Le dispositif dispose d’un budget de
12 milliards de Fcfa sur cinq ans pour accompagner de nombreux porteurs de
projets à travers le pays.
Elle a
invité les bénéficiaires à exprimer clairement leurs besoins, afin de permettre
au ministère et à ses partenaires d’apporter des appuis complémentaires.
La
ministre a également rappelé que les lauréats du concours des meilleurs plans d’affaires
organisé lors du premier Salon international de l’entrepreneuriat ont bénéficié
d’une formation et d’un accompagnement du FACEJ. Cette dynamique s’appuie enfin
sur la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et son plan d’action, adoptés
récemment par le gouvernement. Leur mise en œuvre nécessitera un investissement
estimé à 20 milliards de Fcfa.
À travers ces initiatives, l’ambition est claire : transformer les idées des jeunes en entreprises viables, créatrices d’emplois et capables de contribuer durablement à la croissance économique.
Abdoul Karim COULIBALY
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