Ils sont nombreux ces adeptes de cette façon de commercer qui se frottent les mains. Et, nul n’ignore les avantages des NTIC, s’ils sont bien utilisés. Malheureusement, cela est loin d’être toujours le cas pour tout le monde. Notre histoire du jour en est l’illustration parfaite. Celle que nous désignerons par l’initiale « Y » vient de vivre l’amère expérience. Cette jeune dame, comme de nombreuses filles de son âge envisageait d’ouvrir une boutique de vente de vêtements prêt-à -porter. Férue des réseaux sociaux, avant de lancer son commerce, elle visita Facebook. Elle agissait ainsi dans l’espoir de tomber sur une activité similaire, pour ensuite s’en inspirer avant de lancer la sienne. Comme elle s’y attendait, sur Facebook »Y » tomba sur une page de vente en gros de vêtements très prisés en ligne. Ce qui attira surtout la future commerçante, c’est le fait que les prix proposés étaient extrêmement attractifs. Aussitôt qu’elle s’y est rendue compte, elle n’a pas pu résister à la tentation de nouer un contact avec les propriétaires de la page. Dès les minutes qui ont suivi, elle a contacté un des vendeurs en ligne. Plusieurs minutes d’échanges ont permis à la commerçante et à celui qui s’est présenté à elle comme un grossiste en ligne de s’entendre sur un point commun.
Cependant, avant de faire quoi que ce soit, le grossiste posa ses conditions pour qu’ils puissent être désormais des partenaires. Entre temps, l’homme lui envoya des photos de vêtements de plusieurs genres. Puis, il la rassura qu’il dispose d’importants stocks de vêtements, dont elle a besoin pour lancer ses activités. Au fil des heures de discussions, la jeune fille était entièrement sous l’emprise du grossiste en ligne. Elle était désormais convaincue qu’elle n’avait plus rien à craindre et qu’elle pouvait passer sa commande. Le temps passant, l’homme parvint à la convaincre de faire tout pour passer sa première commande en ligne. Et cette commande devrait obligatoirement être suivie par le paiement d’une somme d’argent par avance. Histoire de bénéficier d’une réduction de prix pour elle dans un premier temps et de stocker une certaine quantité de vêtements uniquement pour elle afin qu’elle puisse rapidement commencer son commerce. Ainsi dit, ainsi fait.
Selon nos sources, il est indiscutable et clair que la jeune fille a envoyé une somme d’argent à son « partenaire », comme celui-ci l’a exigé. Cependant, nous n’avons pas été en mesure de connaître le montant exact de cette somme pour obtenir sa première livraison. Jusque-là , tout se passa bien entre la future commerçante et son grossiste. Ce dernier lui confirma avoir reçu l’argent pour un premier colis de vêtements. Il rassura la jeune fille que cette dernière aura le premier lot dans une semaine. Voilà que tout était clair entre les deux partenaires. La première a envoyé l’argent pour la marchandise, et le second l’a rassurée qu’elle l’aura dans la semaine suivante.
Entre temps, les deux s’envoyaient des messages. Et à chaque fois, l’homme utilise des mots rassurants pour convaincre la jeune commerçante. Plus le temps passe, plus ils se rapprochent de la date convenue. Et curieusement, brusquement le grossiste en ligne devenait de moins en moins joignable. Il ne répondait plus au SMS de la jeune fille. Les appels téléphoniques de cette dernière tombaient directement sur le répondeur. C’est en ce moment que la pauvre fille commença à s’inquiéter. Elle refusa de voir la réalité en face et insista sur l’envoi de SMS et les appels téléphoniques. Mais à chaque fois, elle ne reçoit aucune réponse. Il est arrivé un moment où l’homme l’a carrément bloqué et sur le réseau social et sur son numéro d’appel. C’est à ce moment qu’elle a compris qu’elle venait de se faire gruger par un escroc en ligne.
Inquiète et complètement bouleversée, elle tentera de contacter d’autres internautes ayant interagi avec la page Facebook concernée. Elle découvre, totalement stupéfaite, que plusieurs commerçants avaient été victimes de la même page sur le réseau social. Comme si tout cela ne suffisait pas, quelques jours plus tard, la page de vente en ligne concernée a disparu totalement de la plateforme, tout comme le numéro de téléphone que l’homme utilisait pour assurer ses transactions. Jusqu’à ce jour-là la pauvre dame rumine son chagrin. Comme disait l’autre, un homme averti en vaut deux.
Assitan Kimbiry
Rédaction Lessor
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